Le CNRS lance un programme de recherche inédit sur les victimes du 13 novembre

22 juillet 2016 Par

Un millier de personnes vont participer pendant dix ans à un programme de recherche du CNRS. Point commun entre elles ? Elles sont toutes des rescapées du 13 novembre.

L’étude est inédite. Du jamais vu, propre à l’ampleur des événements qui se sont déroulés le 13 novembre dernier à Paris au Bataclan, et à St-Denis. Le CNRS en partenariat avec l’Inserm, va lancer une étude sur dix ans. Un millier de personnes, qu’ils soient des rescapés, des témoins ou des riverains, vont y participer.

L’idée est notamment d’étudier les souvenirs traumatiques de ces personnes, qu’ils soient collectifs ou bien individuels, en rapport avec cette nuit terrible. Les premiers résultats de cette étude devraient être publiés à l’automne 2017, et pourraient livrer de précieuses informations quant à la prise en charge des personnes victimes du terrorisme. Quant aux résultats finaux, ils tomberont dans dix ans, soit en 2028.

Au total, ce sont 150 chercheurs, aux spécialités différentes, qui seront mobilisés sur ce programme d’étude. Ce dernier devrait se trouver à la croisée des sciences humaines et sociales, tout en y associant la recherche médicale, notamment les neurosciences. Les nouvelles technologies, comme les réseaux sociaux, seront également utilisés. A titre d’exemple, l’INA, qui participe à ce programme de recherche d’un point de vue financier, a conservé de nombreux tweets émis le soir du 13 novembre…

Plus d’informations avec cette interview de Francis Eustache, neuropsychologue par Philippe Jautet :