Le démantèlement de la jungle de Calais confirmé par la justice

19 octobre 2016 Par

La requête des associations contre le démantèlement de la jungle de Calais a été rejetée par le tribunal administratif de Lille.

Les onze associations reprochaient à l’exécutif la précipitation de la décision du démantèlement du camp de réfugiés de Calais, qui selon elles, ne permettait pas de garantir un traitement digne et humain pour chacun des occupants de ce camp. La requête qu’elles avaient déposée devant la justice vient d’être rejetée par le tribunal administratif de Lille.

Les associations souhaitaient notamment que différentes mesures de protection soient prises par les autorités envers les réfugiés, outre la suspension de la décision d’évacuer la jungle. Les onze associations ont déclaré regretter la décision de la justice, qu’elles n’estiment pas cohérente avec les conclusions du Défenseur des droits.

Le gouvernement a en revanche salué cette décision, expliquant que l’histoire de la France commande "que des solutions adaptées soient proposées à ces hommes, femmes et enfants qui ont été jetés sur les chemins de l’exil par les guerres et les persécutions". Pour l’exécutif, le démantèlement de la jungle fait véritablement partie d’une démarche humanitaire.

Une démarche que ne contestent pas les associations sur le fond, mais sur la forme. Le démantèlement pourrait intervenir lundi 24 octobre prochain. La jungle de Calais continue d’abriter un peu moins de 7 000 migrants dont 1 33 mineurs. Sur place la situation reste sous tension. Dans la nuit de lundi à mardi, la traductrice d’un journaliste de France 5 s’est fait violer par trois Afghans, aux abord de la jungle, sous la menace d’une arme. Les trois agresseurs sont toujours recherchés. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Coquelles.

Concernant la relocalisation des réfugiés, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, continue de faire pression sur la Grande-Bretagne pour qu’elle accueille les mineurs. Côté britannique, les autorisations d’entrée sont délivrées au compte-gouttes. En attendant, la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, a promis une solution pour chaque jeune. Pour les adultes, le nombre de places trouvées en centre d’accueil et d’orientation (CAO), dans la France entière, devrait suffire.

La réaction de Vincent de Coninck, chargé de mission pour le secours catholique dans le Pas de Calais: