Les évêques valident la nouvelle version du "Notre Père"

3 avril 2017 Par Jean-Baptiste Le Roux

Les changements, qui ont fait couler beaucoup d’encre depuis 2013, ont été validés par la Conférence des Evêques de France.

Réunis en assemblée plénière de printemps, à Lourdes, les évêques de France ont validé la nouvelle version du "Notre Père". Les changements apportés dans la plus célèbre prière chrétienne entreront officiellement en vigueur le 3 décembre prochain. L’Eglise protestante unie de France (EPUdF) avait quant à elle validé les évolutions lors de son dernier synode national, au printemps 2016.

Pas de grands changements. Concrètement, une phrase change. Celle du sixième et avant-dernier verset du "Notre Père". Ce dernier passe de "ne nous soumets pas à la tentation" en "ne nous laisse pas entrer en tentation". Une nuance de taille, et qui a fait couler beaucoup d’encore depuis l’été 2013.

A cette époque, le Vatican valide alors officiellement la traduction intégrale en Français de la Bible liturgique. Une validation restée pourtant sans effet jusqu’à présent, en ce qui concerne la manière de réciter le "Notre Père". Les nouveaux livres liturgiques devaient par ailleurs être utilisés depuis le 5 mars dernier, mais la mise en application avait subi un nouveau report, à cause de divergences entre Rome et les conférences épiscopales francophones.

Cette modification change profondément le sens du verset en question. "Ne nous soumets pas à la tentation" laisse penser que c’est Dieu qui pousse les fidèles à commettre un péché alors que "ne nous laisse pas entrer en tentation" fait plutôt référence à un Dieu protecteur qui empêcherait les hommes de sombrer dans le péché.

Ce nouveau "Notre Père" entrera en vigueur lors du premier dimanche de l’Avent 2017. Ce qui sonnera la fin de la version telle que nous la connaissions jusqu’à présent, et qui était utilisée depuis le conseil œcuménique de 1966.