Les incendies sont fixés dans les Bouches-du-Rhône

12 août 2016 Par

Les foyers sont actuellement fixés dans la région, malgré les vents violents. Le maire de Pennes Mirabeau évoque la question de la prévention des incendies.

3 300 hectares. C'est la surface de garrigue qui a été détruite par les flammes ces deux derniers jours dans les Bouches-du-Rhône. Des incendies qui sont désormais fixés, malgré les vents violents.

Le feu était parti de Rognac et s'était propagé jusqu'aux portes de Marseille. En tout, 1 800 pompiers ont été mobilisés et trois personnes blessées, dont une gravement. Des centaines de personnes ont été évacuées et des habitations détruites ou endommagées. 

La cause de ces indendies n'est pas encore connue, même si la piste criminelle est envisagée. C'est en tout cas ce qu'a annoncé François Hollande hier. "En ce moment, nous faisons face à plusieurs incendies, dont certains d'origine criminelle, et nous retrouverons leurs auteurs", a-t-il déclaré. Le chef de l'Etat évoquait également les feux qui se sont déclarés ce mercredi (10 août) dans la région de Béziers et ce jeudi (11 août) dans les Pyrénées-Orientales. 

Si on ignore donc toujours la cause de ces incendies, certains s'interrogent aujourd'hui sur leur prévention. Pour Michel Amiel, le maire de la commune de Pennes Mirabeau, durement touchée par les feux, il y a encore beaucoup à faire en matière de débroussaillage. "Cela fait des années que nous essayons de le mettre en place, en incitant les gens qui habitent en zone forestière à le faire" explique-t-il. Pourtant, la pratique est loin d'être automatique selon le maire de Pennes Mirabeau. D'autant plus que dans cette région, "des forêts sont à l'état brut et en zone extrêmement escarpée" détaille Michel Amiel, qui tient également à souligner l'extraordinaire travail des pompiers, dont les techniques continuent à s'améliorer. 

Les secours incendie n'avaient pas connu cette situation depuis longtemps dans la région. En juillet 2009, un grave incendie était parti du camp militaire de Carpiagne, au-dessus des calanques de Marseille. Il s'était propagé jusqu'aux quartiers sud de la ville, jusqu'à s'approcher dangereusement des habitations. Il avait parcouru plus d'un millier d'hectares.