Les traitements contre le cancer, meilleurs mais plus chers

En France, les chances de survie au cancer ont augmenté selon une étude d'instituts spécialisés. Les traitements sont plus efficaces, mais leurs coûts augmentent de manière inquiétante.

La Journée mondiale de lutte contre le cancer se déroule comme chaque année le jeudi 4 février. La France compte chaque année 355.000 nouveaux cas. Chez les hommes le poumon et la prostate sont le plus souvent touchés. Chez les femmes, le cancer du sein est le plus répandu. Le nombre de nouveaux cas augmente dans le pays. Mais le 2 février 2016, l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa) ont dévoilé une enquête. Dans celle-ci, ils indiquent que le taux de survie au cancer augmente. De plus en plus de personnes atteintes d'un cancer sont encore en vie cinq ans après le diagnostic de la maladie. Les deux instituts précisent quand même que les survies restent hétérogènes.

En moyenne, les patients survivent mieux aux cancers de la prostate, du sein, de la peau ou du côlon-rectum. Dans plus de neuf cas sur dix, les hommes survivent aux cancers de la thyroïde, de la prostate et des testicules. Chez les femmes, près de neuf sur dix survivent également au cancer du sein. Cette hausse du taux de survie s'appuie sur des dispositifs de dépistage plus efficaces et des traitements plus performants. Mais à quel prix? Interrogée sur les conclusions de l'étude, la directrice du CLARA (Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes, l’un des acteurs majeurs en France dans ce domaine), Véronique Trillet-Lenoir interpelle en effet sur la question du coût des traitements.

De quoi  s'inquiéter dans le futur d'une possible médecine à deux vitesses. Si l'enquête de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa) met en avant les bons résultats sur certains cancers, le taux de survie reste extrêmement faible pour d'autres. Les cancers du foie, du poumon et du pancréas tuent dans plus de huit cas sur dix, aussi bien les hommes que les femmes. 

Pour faciliter un peu le quotidien des personnes atteintes, des initiatives se développent en France. Exemple avec une application testée en ce moment à l’Institut Curie, à Paris. Gestion des rendez-vous, coordonnées des médecins, informations sur le traitement, le tout tient dans la poche. Présentation signée Vincent Belotti.