Linky: des actions en justice contre ces compteurs connectés

25 avril 2018 Par

Depuis 2015, nos compteurs électriques traditionnels sont remplacés par un compteurs connecté, le fameux Linky. Des compteurs qui font aujourd"hui débat.

Peut-être vous l'a-t-on déjà changé. Cela fait trois ans que les vieux compteurs électriques sont remplacés progressivement par de nouveaux compteurs connectés, appelés Linky. Dans la foulée de Linky, un compteur connecté pour le gaz, appelé Gazpar, a lui aussi pris le relais.
 

35 millions de compteurs Linky d'ici 2021

Ces compteurs ont pour but principal d'éviter à un technicien de se déplacer au domicile d'un abonné afin de relever le compteur. Pour la simple et bonne raison que ces compteurs sont connectés, et transmettent directement les informations concernant la consommation de gaz ou d'électricité à Enedis ou GRDF.

L'objectif est de déployer pas moins de 35 millions de compteurs dans les foyers français d'ici la fin de l'année 2021. Le problème, c'est que ces compteurs ne font pas l'unanimité. D'une part, les consommateurs ont appris sur le tard qu'ils avaient le droit de s'opposer à l'installation de ces compteurs. D'autre part, ces compteurs font l'objet de plusieurs problèmes techniques.

Par ailleurs, installer de tels compteurs est présenté comme une opération gratuite. Problème, selon l'UFC Que Choisir : le coût de l'opération s'élèverait à 15 euros par an pendant dix ans pour chaque foyer, soit une installation qui revient à 150 euros par abonné. Enfin, certains utilisateurs dénoncent une atteinte au respect de la vie privée.
 

Des actions en justice de consommateurs

Si l'association de défense des consommateurs  a lancé une pétition qui a recueilli à ce jour 80 000 signatures, elle n'est pas la seule. Plusieurs autres associations dénoncent aujourd'hui Linky. A l'image de Stop Linky Drôme Ardèche qui a aussi lancé des incsritptions en faveur d'une action jurique contre Enedis.

"Un cabinet d’avocat a mis en place une action juridique pour défendre les maires qui le souhaitent, qui ont voté un arrêté, qui subissent des pressions énormes des préfets, par téléphone, des menaces. Il y en a qui tiennent le coup bien sûr. Ils n’enlèveront pas leur arrêté. Et il y a ceux qui cèdent aux pressions" explique Josiane Gonnot, membre de l'association Stop Linky Drôme Ardèche.

L’action nationale regroupe déjà pas moins de 4 000 personnes. "Par rapport aux 35 millions de compteurs qui vont être posés c’est peu. Mais on sait qu’il y a beaucoup de personnes qui n’étaient pas au courant de ces actions juridiques, qui n’étaient même pas au courant de ces nouveaux compteurs, qui l’apprennent encore aujourd’hui. On a un calendrier proposé par les avocats. C’est une action juridique en référé. Au total, il y a 18 tribunaux pour le moment qui vont être touchés par cette action nationale, et l’avocat nous a dit que cela pourrait être jugé au mois de juin" ajoute-t-elle.
 

Josiane Gonnot, membre de l'association Stop Linky Drôme Ardèche: