Luc Ferry: "les syndicats veulent conserver des acquis sociaux" et "pas changer le monde"

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Face aux chrétiens

jeudi 10 mai à 17h00

Durée émission : 53 min

Luc Ferry: "les syndicats veulent conserver des acquis sociaux" et "pas changer le monde"

© image KTO - Luc Ferry, philosophe et ancien ministre de l'Éducation nationale, dans Face aux Chrétiens

Commentant la grève des cheminots ou le mouvement étudiant, Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale écarte toute comparaison avec le printemps 68.

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Dans Face aux Chrétiens, ce jeudi 10 mai, Luc Ferry répond aux journalistes de RCF, La Croix et Radio Notre-Dame. Il revient sur l'Europe, la politique intérieure d'Emmanuel Macron et la grève des cheminots ou le mouvement étudiant.
 

"Ce qui est frappant aujourd’hui dans le contexte de la mondialisation libérale, c’est que les syndicats veulent conserver des acquis sociaux, ils ne cherchent pas à changer le monde"

 

Europe  : "Ce que veut Macron, l’Allemagne n’en veut pas"

Alors que Macron propose une relance de l’Europe avec plus d’intégration au niveau de la zone euro, Luc Ferry juge cette démarche vouée à l’échec. "La France a 2300 milliards d’euros de dette. Est-ce que l’Allemagne va accepter cela d’un pays qui n’a rien fait ni sous Sarkozy, ni sous Hollande" pour réduire la dette. Luc Ferry estime que Macron continue d’aggraver la situation. "Du point de vue des Allemands, les propositions de Macron les fait franchement rigoler (...) Macron veut un mécanisme de solidarité. L’Allemagne n’en veut pas  ! Il y a un manque de crédibilité de la France lié à l’augmentation de la dette ".

 

 

Macron  : "Il fait une politique absolument de droite "

Luc Ferry reconnaît que la droite est en "très grande difficulté" car, selon lui, "Macron fait une politique absolument de droite". L’ouverture de la SNCF, la flat taxe sur les revenus du capital, la réforme du code du travail… "la droite est pour". "Macron a compris que son adversaire crédible est la droite et qu’il faut casser la droite républicaine." Dans cette situation difficile, Luc Ferry estime que la seule possibilité pour Les Républicains "est de recréer un grand projet de droite, cela ne peut passer que par l’Europe", estime le philosophe qui ne croit pas en un programme conservateur et identitaire.
 

 

Grèves : "Il n’y a rien d’équivalent entre mai 68 et aujourd’hui "

Commentant la grève des cheminots ou le mouvement étudiant, l’ancien ministre de l’Éducation nationale écarte toute comparaison avec le printemps 68. "Il n’y a rien d’équivalent entre mai 68 et aujourd’hui. Parce que ce qui caractérisait 68 c’était des idéologies extrêmement fortes. Le maoïsme, le marxisme-léninisme, l’anarchisme même, c’était très fort. Il y avait des idéologies qui pouvaient mobiliser les gens. Ce qui caractérisait la gauche et les syndicats, c’est qu’ils voulaient changer le monde (...) Ce qui est frappant aujourd’hui dans le contexte de la mondialisation libérale, c’est que les syndicats veulent conserver des acquis sociaux, ils ne cherchent pas à changer le monde ".
 

 

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Tous les jeudis à 17h03

Face aux chrétiens a pris sa place parmi les grandes émissions radiophoniques. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, religieuse, sociale ou sportive est interrogée par les journalistes des rédactions de RCF, La Croix et Radio Notre-Dame. Une émission enregistrée dans les studios de KTO et également retransmise par la chaîne de télévision catholique.   

Le présentateur

Bernard Gorce