Mali: trois militaires français meurent dans l’explosion d’une mine

14 avril 2016 Par

Deux soldats de la force Barkhane sont morts mercredi des suites de leurs blessures causées par l’explosion d’une mine, mardi, au Mali, qui avait déjà tué l’un de leurs camarades.

Le 511ème régime du train d’Auxonne est en deuil. Trois de ses soldats sont décédés mardi après l’explosion d’une mine, dans le nord du Mali, où le régiment est stationné dans le cadre de la force d’intervention Barkhane. La mine, qui a fait exploser leur véhicule blindé, a tué sur le coup l’un des soldats. Et deux autres militaires sont décédés mercredi, des suites de leurs blessures.

Le véhicule de l’avant blindé du régime d’Auxonne a été frappé par une mine alors qu’il circulait à proximité de Tessalit, dans le nord Mali. Ce qui a tué sur le coup de 1ère classe Mickaël Poo-Sing. Alors que le maréchal-des-logis Damien Noblet, et le brigadier Michael Chauwin, les deux soldats blessés ont été évacués vers l’antenne chirurgicale militaire française de Gao où ils sont morts aujourd’hui.

Le chef de l’Etat a salué "avec émotion la mémoire de ces soldats français morts pour notre pays".  François Hollande a également "adressé ses condoléances à leurs familles et à leurs proches". Un hommage national sera rendu la semaine prochaine aux militaires décédés, en présence du président de la République.

Ces deux nouveaux décès portent à 17 le nombre de soldats français tués depuis le début de l’intervention militaire au Sahel. L’opération barkhane vise à stabiliser cette région de l’Afrique, trois fois plus grande que la France, en proie actuellement à une vague de terrorisme. Pour autant, si éradiquer totalement les groupes armés demeure très complexe dans la région, les objectifs de la mission Barkhane sont malgré tout remplis pour Olivier Hanne, islamologue spécialiste du jihadisme.