Manuel Valls veut séduire les campagnes

13 mars 2015 Par

Manuel Valls a présidé à Laon un comité interministériel consacré à la ruralité. A l'approche des départementales, l’occasion de montrer que le gouvernement n’oublie pas les campagnes.

Manuel Valls a présidé ce vendredi 13 mars à Laon, chef lieu du département de l’Aisne où Marine Le Pen a obtenu 40 % aux dernières élections Européennes, un comité interministériel consacré à la ruralité. L’occasion pour le 1er ministre, à huit jours du premier tour des départementales, de montrer que le gouvernement n’oublie pas les habitants des campagnes. Il a détaillé une série de mesures retenues lors des dernières Assises nationales de la Ruralité autour des services publics, de l'accès aux soins ou en mal de couverture numérique.
 
"Les espaces ruraux ne sont pas de simples espaces résidentiels ou récréatifs, ni les arrière-cours des territoires urbains." C’est par ces mots que Manuel Valls a introduit le plan d’action gouvernemental en faveur du milieu rural et fort d’un milliard d’euros. Le nombre des maisons de services au public regroupant en un seul lieu des prestataires tels que La Poste, la SNCF ou les Allocations familiales, va être multiplié par trois pour passer à un millier en 2016.

Dans un même ordre d’idée, le nombre des maisons de santé regroupant en un seul endroit plusieurs disciplines médicales devrait être porté de 600 à 800 d’ici la fin de l’année. Le plan prévoit aussi un volet numérique qui doit faire disparaître en 18 mois les zones dites "blanches" et "grises", c'est-à-dire non ou mal couvertes par un réseau de téléphonie mobile et internet. L’objectif est que toutes les communes de France soient couvertes d’ici fin 2016 en 2 et 3G. Cela passe par une plus grande coopération entre opérateurs, faute de quoi me gouvernement légiférerait.

Enfin, des pôles d’excellence touristique vont voir le jour autour de l’œnologie, de la montagne, du tourisme durable ainsi que dans les domaines du savoir-faire et des métiers d’art.
 
Si Manuel Valls s’est défendu de présenter des mesures électoralistes, il a indiqué que le gouvernement était dans le concret parce que les Français voulaient des réponses concrètes pour faire reculer le sentiment d'abandon et la tentation de tout jeter par-dessus bord. Comprendre, voter Front National.