Mgr Michel Aupetit: "notre époque a besoin de bénédictions"

7 janvier 2020 Par

L’année 2020 démarre en fanfare pour le diocèse de Paris, avec le jubilé de Sainte Geneviève.

Un enracinement dans une vie de prière

Pour le diocèse de Paris, et pour la capitale en général, sainte Geneviève n’est pas une sainte parmi le panthéon des saints du ciel. "C’est la patronne de la ville, du diocèse. C’est une femme d’exception. Aujourd’hui, c’est une figure marquante à plusieurs titres. Elle était consacrée et c’est au nom de sa consécration que sa prière et la prière des parisiens ont éloigné la menace d’Attila. C’est une femme politique, qui a su dialoguer avec Childéric. Et par son courage, elle a su protéger les parisiens quand Clovis encerclait Paris. On voit bien toutes les qualités de cette femme" explique l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit.

Dans son histoire, elle a su négocier avec les autorités publiques de son époque. "Elle s’enracinait dans sa vie chrétienne et sa vie de prière. C’est un signe pour nous. Ce n’est pas seulement l’habilité politique dans un domaine ou dans un autre. Comment cette capacité humaine propre à chacun d’entre nous s’enracine dans notre lien avec Dieu ? C’est vraiment ce que Geneviève vivait" ajoute-t-il.
 

"Se centrer sur le Christ"

De nombreux événements sont prévus au cours de ce jubilé. Parmi eux, la bénédiction de la ville de Paris. "C’est quelque chose que je faisais déjà quand j’était évêque de Nanterre. Tous les ans, nous faisons un pèlerinage fluvial qui se termine à St Etienne du Mont, où sont les reliques de la sainte, et de là, je bénis la ville. C’est un signe important. Notre époque a besoin de bénédiction, qu’on en dise du bien. Il y a tellement de choses difficiles que dire du bien de la part de Dieu va vraiment faire du bien à nos concitoyens" lance Mgr Aupetit.

L’année 2019 aura été très marquante pour l’Église et pour le pape en particulier. "Il s’est passé des choses dramatiques. Ces choses, il faut absolument qu’on en tienne compte et que l’on puisse se renouveler, se purifier par rapport à ce que nous demande le Seigneur. Quelque part, si l’Église se purifie, l’ensemble de la société se purifie. La seconde chose, c’est de centrer sur le Christ. Nous n’avons pas à nous faire élire ou réélire, mais simplement à apporter quelque chose aux hommes. Le changement de la violence en autre chose que la violence. Il est plus facile de détruire que de construire" explique l’archevêque de Paris.
 

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, interrogé par Etienne Pépin:

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