Migrants: après l'évacuation de Calais, c'est au tour du camp de Paris

4 novembre 2016 Par

Plus d'une semaine après l'évacuation de la Jungle de Calais, le gouvernement s'attaque au camp situé sous le métro aérien de la capitale.

A Paris, après l'opération de police lundi dans le quartier de Stalingrad, les migrants se sont réinstallés à proximité du métro. Ils sont environ 2 000 à dormir dehors, sous le métro aérien. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé à l'Etat l'évacuation du campement, et la mise à l'abri des personnes qui s'y trouvent alors que chaque jour des dizaines d'exilés arrivent sur place.

Pour l'heure, le centre d'hébergements de migrants, situé boulevard Ney dans le XVIIIème arrondissement de la capitale n'est qu'un vaste hangar, où les aménagements sont loin d'être terminés. Qui plus est, ce centre, d'une capacité d'accueil de 400 places pour des hommes isolés, n'aurait pas la place suffisante pour accueillir toutes les personnes vivant à la rue, dans le XIXème arrondissement.

Le témoignage de Pierre Henry, porte parole de France Terre d'Asile:

Quant à Calais, la démolition totale du camp avance bien. De nombreus réfugiés ont été relogées dans des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) du reste du pays. Mais la question des mineurs isolés est loin d'être réglée. Certains ont déjà rejoints des CAO, mais d'autres sont aujourd'hui à la merci des passeurs, alors qu'ils affirment avoir de la famille en Grande-Bretagne. Pierre Henry, de France Terre d'Asile, souhaite à ce sujet qu'ils puissent rejoindre leurs proches, outre-Manche.