Minima sociaux: le rapport qui veut tout réformer

18 avril 2016 Par

Dans un rapport remis lundi 18 avril à Manuel Valls, le député socialiste Christophe Sirugue préconise une vaste réforme des minima sociaux, dont voici les principales mesures.

La principale proposition de ce rapport remis ce lundi au Premier ministre par le député socialiste de Saône-et-Loire, Christophe Sirugue, implique tout d’abord de fusionner les différents minimas sociaux dans une allocation de 400 euros par mois. Une mesure destinée à simplifier un système complexe, où l’on n’arrive plus trop à déterminer quoi a droit à quoi, et sous quelles conditions. L’autre mesure phare du rapport de ce parlementaire, est l’ouverture des différentes prestations sociales aux jeunes précaires, dès l’âge de 18 ans.

Christophe Sirugue estime à ce sujet que "priver la très grande majorité des jeunes de l’accès à notre dispositif universel de lutte contre la pauvreté ne me paraît plus acceptable", fort du constat de l’augmentation frappante de la pauvreté chez les jeunes, depuis 2008, en France. Une mesure qui coûterait à l’Etat la somme de 3,5 milliards d’euros.

Le parlementaire envisage ensuite trois scénarios pour réformer le système des minima sociaux. Il recommande tout particulièrement la fusion de tous les minima sociaux dans une couverture socle, fixée à 400 euros par mois. Un montant qui pourra être complété  en fonction des critères du bénéficiaire : personne âgée, handicapée, ou en situation d’insertion professionnelle.

Le second scénario présenté par Christophe Sirugue est de maintenir les dispositifs actuels, tout en modifiant leurs paramètres, comme par exemple la durée des allocations, ou les montants versés par l’Etat. Le troisième scénario envisage enfin de fusionner plusieurs dispositifs afin de n’en garder que cinq d’ici 2020.

Manuel Valls s’est déclaré favorable à une telle réforme, sur la base de ce rapport présenté lundi. Le Premier ministre a demandé une simplification et une harmonisation de tous les minima sociaux pour 2017. Une première étape avant une réforme complète de ces allocations que touchent quatre millions de personnes en France.