La Centrafrique, nouveau terreau d’enlèvements ?

20 janvier 2015 Par

Lundi 18 janvier c'était une humanitaire française et un religieux spiritain centrafricain. Ce mardi 20 janvier 2015, une femme expatriée travaillant pour la Minusca a été enlevée à Bangui.

Le mode opératoire est le même que celui employé la veille. Des hommes armés, présentés comme appartenant  au groupe anti-Balaka, ont intercepté sa voiture où se trouvait aussi un collègue de nationalité ougandaise. Les ravisseurs sont alors montés à bord et ont fui avec leurs otages dans un quartier de la capitale.

Alors que l’archevêque de Bangui mène depuis hier des négociations pour tenter d’obtenir la libération de la française et du religieux centrafricain, ce nouveau rapt risque de compliquer sa tâche. Il apparait que le but de ces enlèvements est de faire pression sur la Mission onusienne pour libérer Rodrigue Ngaïbona, surnommé le «général Andjilo», arrêté dimanche.

Il est notamment accusé d’avoir été l'un des meneurs des miliciens majoritairement chrétiens qui ont lancé en décembre 2013 la contre-offensive contre la coalition Séléka. Essentiellement composée de musulmans, la Séléka avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013. Malgré l’opération Sangaris, lancée par la France il y a 13 mois, le pays reste une vaste zone de non-droit, sous la pression des groupes armés des deux camps Le colonel Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue de la Défense Nationale, nous éclaire sur l’identité et les objectifs de ces groupes . 

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