A Paris, la coalition internationale anti-jihadiste confirme sa stratégie

Quelle stratégie adopter face à l'Etat islamique? La question était au centre de la conférence qui réunissait ce mardi à Paris les pays de la coalition internationale anti-djihadistes.

Selon le Quai d'Orsay, deux objectifs principaux étaient en ligne de mire : "échanger sur la stratégie de la coalition" et "passer des messages forts sur la nécessité de parvenir à des solutions politiques durables pour résoudre la crise irakienne". Car les 4 000 raids aériens menés au cours de ces dix derniers mois n’ont pas réussi à stopper la progression des djihadistes en Irak et en Syrie.
Et c’est une lutte qui sera de longue haleine, selon Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères. 


Et au cours de cette rencontre, les pays de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont apporté leur soutien au plan militaire et politique de l’Irak pour reconquérir ses territoires. Les précisions de Blaise Fayolle. 

Peu avant le début de la réunion, le Premier ministre irakien a rejeté la responsabilité de l'échec de la lutte contre l'Etat islamique dans son pays sur la coalition arabo-occidentale. Haïder al-Abadi juge le soutien insuffisant pour freiner la progression des combattants jihadistes.  
Les partenaires de la Coalition ont également exprimé leur soutien aux plans d’action de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak.
 
Et pendant qu’était évoqué la question du jihadisme en Irak et en Syrie, Eric Ciotti et Patrick Menucci rendaient leur rapport sur la lutte contre le terrorisme en France à la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus jihadistes. Sur certains points, les deux députés, un de droite, un de gauche, sont en accord avec le gouvernement.
Il faut renforcer les effectifs des enquêteurs spécialisés, lutter contre la radicalisation en prison et mieux repérer les candidats au jihad. Mais la commission demande aussi au gouvernement de chercher d'autres pistes, notamment pour réinsérer les jihadistes de retour ne faisant pas l'objet de poursuites judiciaires. Et elle pointe aussi du doigt certaines défaillances tues par l'exécutif. L’avis du député socialiste, Patrick Menucci, auteur de ce rapport. 

Un rapport qui a été adopté ce matin par la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus jihadistes. Il sera mis en ligne le 9 juin prochain.