Pédophilie dans l'Eglise: "les responsabilités n'ont pas été prises" pour la Parole Libérée

23 mars 2017 Par

François Devaux, co-fondateur de La Parole Libérée, réagit au lendemain de la diffusion de l'enquête de Cash Investigation sur la pédophilie dans l'Eglise.

Au lendemain de la diffusion de l'enquête de Cash Investigation, portant sur des cas de prêtres auteurs de crimes pédophiles en France est publié aujourd'hui "Église, la mécanique du silence", chez JC Lattès. Un livre écrit par les journalistes de Mediapart et qui résume un an d'enquête sur le sujet de la pédophilie dans l'Eglise.

Dans cet ouvrage, on apprend que depuis 1960, 25 évêques n'auraient pas dénoncé à la justice les agressions sexuelles commises par 32 prêtres, dont plus de la moitié pour des faits établis après 2000. Cinq de ces évêques sont toujours en poste. Ce que déplore François Devaux, le co-fondateur de La Parole Libérée, l'association de victimes du Père Bernard Preynat à Lyon.

Pour ce dernier, "il n'est pas possible d'établir un dialogue avec ceux qui ont prouvé une telle immoralité et une telle irresponsabilité en déplaçant des prédateurs sexuels dans notre pays. Ces personnes doivent prendre conscience des conséquences de leurs actes". Une référence directe aux prélats mis en cause dans Cash Investigation, émission à laquelle il a participé.

François Devaux ajoute cependant espérer qu'après cela, l'Eglise reprendra la place qui est la sienne, la place qui est celle que lui donnent ses fidèles. "Mais si on en arrive à ce constat froid aujourd'hui, c'est bien parce que les responsabilités n'ont pas été prises en temps et en heure" conclut-il.

Lundi, les évêques de France ont publié un communiqué pour expliquer leur choix de ne pas participer au débat qui a suivi le documentaire. La Conférence épiscopale a dénoncé en particulier les méthodes utilisées par les journalistes de Cash Investigation.

00:00

00:00