Politique: la France au chevet de la Libye en crise

25 juillet 2017 Par

Emmanuel Macron reçoit mardi les deux principaux protagonistes de la crise libyenne dans le but de trouver une porte de sortie à la crise que traverse le pays.

Une sortie de crise pour la Libye ?

Mardi 25 juillet, le président de la République va réunir près de Paris les deux principaux protagonistes de la crise libyenne : le chef du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj, et le maréchal Khalifa Haftar. Les hommes se rencontrent une nouvelle fois pour tenter de trouver une issue au chaos qui agite le pays depuis 6 ans.

Depuis la chute du régime de Mouammar Khadafi en 2011, aucune transition politique n'est envisageable. Le pays est en proie à une crise institutionnelle et civile profonde... Un terrain particulièrement fertile pour les fondamentalistes islamistes. Pour Kader Abderrahim, maître de conférence à Sciences Po Paris, la clé d'une reconstruction libyenne passe par un partage des pouvoirs entre Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar.
 

Plusieurs scénarios à l'étude

"Ce sur quoi pourrait porter cet accord, c’est une répartition des pouvoirs. Même si l’on n’apprécie pas beaucoup le maréchal Haftar, il este devenu incontournable sur le plan politique et militaire. Par conséquent, il faut l’associer à la solution politique et lui proposer quelque chose. Des idées sont avancées : un gouvernement dans lequel un certain nombre de ses proches pourraient siéger en attendant d’organiser des élections qui pourraient déterminer quels sont les rapports de force réels à l’intérieur de la Libye" explique-t-il

Il ajoute que plusieurs scénarios peuvent être envisagés. "Il peut y avoir plusieurs formules, une répartition des tâches. Au maréchal Haftar la reconquête du pays avec la stabilité et à lui d’assurer la sécurité. Et au Premier ministre al-Sarraj le soin de ramener dans le giron du gouvernement libyen toutes les institutions qui lui font défaut aujourd’hui et qui l’empêchent de gouverner. Pour le moment, tout cela reste très flou. J’espère que la France a un projet viable et un plan réaliste" conclut Kader Abderrahim.