Pour 67 % des Français, l’Eglise n’est pas assez présente en périphéries

27 juin 2016 Par

La Conférence des Evêques de France publie lundi 27 juin un rapport sur la présence de l’Eglise aux périphéries, accompagné d’un sondage exclusif.

Et les résultats sont plus qu’encourageants pour l’Eglise. Dans ce rapport, la Conférence des Evêques de France s’intéresse sur la place de l’Eglise en France, et plus particulièrement sur la place de l’Eglise dans les périphéries. Une manière de répondre à l’appel du pape François, mais également une façon de mettre à jour la démarche initiée en novembre 2014, et dont le but était d’évangéliser en monde populaire.

Selon ce rapport, il s’agit même d’un axe prioritaire d’action de la Conférence des Evêques de France, pour les trois prochaines années. "Nombreux sont déjà les acteurs d’Eglise qui oeuvrent au quotidien. Signe d’Evangile dans le monde populaire, ils créent du lien social et fraternel, ils sont présents et agissent dans les quartiers difficiles, les cités, le monde rural" explique notamment la CEF dans son communiqué.

En mars 2013, c’est le pape François qui appelait l’Eglise à inscrire sur sa feuille de route la nécessité d’aller toucher les "périphéries" : les pauvres, les prisonniers, les malades, ceux qui sont tristes et seuls, selon les propres mots du Saint Père. Des paroles que l’Eglise de France a prises très à cœur. Dans son rapport, et dans le sondage exclusif réalisé par Opinion Way, on réalise la très forte attente des populations dans ce domaine.

Ainsi, 67 % des Français estiment que l’Eglise n’est pas encore assez présente aux périphéries, et tout spécialement dans les quartiers populaires. De plus, 61 % des personnes interrogées affirment que l’Eglise à un rôle à jouer auprès des personnes en souffrance. A noter également que l’Eglise serait davantage attendue dans les périphéries par les jeunes Français (18-24 ans) que par leurs aînés (25-24 ans). Enfin, pour 69 % des sondés, l’Eglise doit impérativement agir en partenariat avec les autres associations sur le terrain.

Derrière ces chiffres qui laissent entrevoir une belle marge de progression, la Conférence des Evêques de France rappelle néanmoins que plus de 50 % des activités de l’Eglise se déroulent en dehors des paroisses. A partir de l’enquête réalisée sur le terrain, la CEF attire également l’attention sur le fait que 32 % des populations concernées par l’action de l’Eglise sont des migrants, 27 % sont des familles, 26 % sont des personnes seules ou isolées, et 20 % sont des jeunes. Enfin, on observe sur le terrain que l’action d’aide contre l’exclusion et la précarité est plus importante aujourd’hui, que l’évangélisation ou l’accompagnement spirituel.

Le témoignage du père Pierre-Yves Pecqueux, Secrétaire général adjoint de la CEF en charge de la démarche "Église en périphérie":


 

Téléchargez le rapport de la Conférence des Evêques de France dans son intégralité