Régionales: le FN en tête au premier tour

6 décembre 2015 Par

Selon les premières estimations, le Front National arriverait en tête du 1er tour des élections régionales. Le parti de Marine Le Pen s'imposerait dans six régions de France.

Il faudra compter avec le Front National, pour le second tour des élections régionales. Les premières estimations quant au 1er tour laissent présager une semaine intense pour les trois principaux partis en lice, que sont le FN, les Républicains et le PS. Selon les premières estimations des instituts de sondage, le parti de Marine Le Pen arriverait en tête de ce premier tour, avec des résultats estimés entre 27,5 et 30 % des suffrages.

Pour cette première manche, le Front National s’impose dans six des treize nouvelles grandes régions du pays : la Bourgogne-Franche Comté, le Languedoc-Roussillon-Midi Pyrénées, le Centre, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Nord-Pas de Calais-Picardie et l’Alsace-Lorraine-Champagne Ardenne. Dans cette dernière, Florian Philippot, numéro deux du parti, crée la surprise et arrive en pole position avec 35 % des voix.

Quant à la nièce de Marine Le Pen, elle rafle également ce premier tour en Paca. Marion Maréchal-Le Pen s’imposerait avec plus de 40 % selon les premières estimations des instituts de sondage. Tout comme Marine Le Pen qui s’impose dans le nord, elle aussi à plus de 40 % des suffrages exprimés.  La présidente du Front National a réagi à cette victoire en saluant un "résultat magnifique, du seul front vraiment républicain".

Les Républicains viendraient en deuxième position, avec environ 27,5 % des voix. Quant au PS, il termine troisième avec des résultats estimés entre 22 et 23 %. De manière plus générale, la participation (à 17h) était en hausse, à 43,01 %. Un score supérieur à celui des dernières élections régionales, où la participation représentait 39,29 %. L’abstention reste encore élevée, pour ce premier tour, avec un taux de 49,5 %.

Manuel Valls n’a pas souhaité faire de commentaire sur ces résultats, et a déclaré qu’il s’exprimerait à partir de lundi. Nicolas Sarkozy, chef de file des Républicains, a quant à lui pris la parole depuis le siège de son parti. "Ce soir toutes les expressions de cette exaspération doivent être considérées et bien sûr respectées" a-t-il notamment déclaré. Ajoutant au sujet des électeurs du FN, qu’ils "n’obtiendront aucune réponse d’un parti qui aggraverait dramatiquement la situation de la France". L’ancien président de la République a également affirmé qu’il fallait "refuser toute fusion ou retrait de liste".