Sécurité aux frontières: réunion d’urgence à Bruxelles

20 novembre 2015 Par

C’est la première fois depuis les attentats de vendredi à Paris que les ministres de l’Intérieur de l’UE se réunissent afin d’adopter de nouvelles mesures pour sécuriser les frontières.

L’annonce de la mort d’Abdelhamid Abaaoud pose une fois encore la question de la sécurité aux frontières de l’Europe. Le cerveau présumé des attentats de vendredi dernier à Paris aurait pu rejoindre la France, de la Syrie où il se trouvait, en toute sérénité. Il était déjà connu des services de renseignement belges pour des faits de terrorisme, et faisait également l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Se pose donc aujourd’hui la question d’une meilleure sécurité aux frontières de l'espace Schengen. C’est pour tenter d’y répondre que les ministres de l’Intérieur des 28 se réunissent ce vendredi à Bruxelles. De nouvelles mesures devraient être annoncées pour renforcer la sécurité aux frontières. L’amélioration de la coordination des services de renseignement européens est bien sûr au menu du jour.

Bernard Cazeneuve propose notamment la mise en place du PNR,  le "Passenger Name Record", un fichier européen des données personnelles pour les voyageurs aériens, réclamé depuis 2004 par l’Hexagone. Le ministre de l’Intérieur demande également  à ce que tous les Européens qui reviendrait dans l’espace Schengen soient désormais contrôlés.

Interrogé vendredi sur France 2, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a donné le ton de l’intervention de la France à Bruxelles. "Le partage, la coordination doivent être le principe" a-t-il notamment déclaré, ajoutant que "c’est trop encore une Europe qui fonctionne sans cette coordination, sans ce souci de l’action commune". Le porte-parole du gouvernement a conclu en affirmant que Bernard Cazeneuve se rendrait à Bruxelles, "très déterminé à obtenir un certain nombre de choses".