Instruction en famille: une liberté fondamentale

Présentée par PR-24272

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La chronique AFC

mardi 27 octobre à 6h55

Durée émission : 3 min

Instruction en famille: une liberté fondamentale

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Les annonces du président Emmanuel Macron pour lutter contre le séparatisme comportent la restriction de l’école à domicile.

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Il s’agit d’une mesure qui a suscité de nombreuses réactions. Les parents ont une obligation d’instruction de leurs enfants. Jusqu’à présent, ils ont le choix entre un établissement scolaire public, privé ou encore l’instruction en famille. 

Ce mode d’instruction est très encadré avec un contrôle de la mairie tous les deux ans et un contrôle annuel de l’inspecteur d’académie qui vérifie la progression de l’élève. Il rencontre d’ailleurs un grand succès avec environ 50 000 enfants concernés en 2020, soit 9000 de plus que l’an dernier. Il est possible que le confinement ait servi de révélateur à un certain nombre de familles qui ont découvert et apprécié ce mode d’enseignement plus adapté à leurs enfants. 

UNE MESURE PÉNALISANTE

Mais ce type d’instruction est aussi utilisé par des familles qui ne souhaitent pas s’intégrer dans la société et la culture françaises, d’où l’annonce du président Macron de réserver l’instruction en famille aux seuls enfants ayant des motifs médicaux. On pénalise ainsi l’ensemble des familles en voulant lutter contre l’idéologie séparatiste islamiste. Et il faudra de toutes façons continuer à contrôler cet enseignement. Cette mesure impacte en fait bien plus largement que les seules familles qui ont recours à ce qu’on appelle "l’école à la maison".

Reconnaître la liberté éducative des parents est perçu par beaucoup de familles, même si elles ne l’utilisent pas, comme un droit qui reconnait dans le même temps leur primauté éducative. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme l’exprime en disant que "les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants". Aux AFC, nous le rappelons régulièrement en affirmant que "les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants"

Il s’agit de la mise en œuvre du principe de subsidiarité qui consiste à prendre des décisions au plus près de ceux qui sont concernés par leurs conséquences. Les parents, et eux seuls, sont les mieux à même de juger de ce qui est bon pour leur enfant à un moment donné, notamment quel type d’éducation lui donner et dans quel environnement. Ce que confirme également la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ratifiée par la France.

DES CONTRÔLES POUR LES FAMILLES "À RISQUE"

Nous proposons que les contrôles soient renforcés auprès des familles repérées comme étant "à risque" et allégés auprès des familles connues et suivies favorablement depuis plusieurs années par l’Education nationale, surtout si elles pratiquent un programme d’enseignement à distance. Nous demandons le maintien de cette liberté fondamentale de pouvoir instruire et accompagner la croissance de ses propres enfants.

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