La mission Jeanne d’Arc a pris la mer hier

© Le PHA Tonnere est l'un des deux bâtiments à participer à cette mission. Photo TS

148 officiers-élèves de l’Ecole navale se sont élancés de Toulon ce jeudi, pour cinq mois en mer. Cette mission est la dernière étape de leur formation.

« C’est avec une grande émotion que je les ai vu partir. C’est vraiment très initiatique. Il y a un avant et un après cette mission », confie, de retour à terre, l’Amiral Pierre Vandier, chef de l’état major de la Marine. Au loin, le groupe naval de la mission Jeanne d’Arc 2021, composé du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et de la frégate de type La Fayette Surcouf, s’éloigne, au large de la rade de Toulon. Avec à leurs bords, 148 officiers-élèves de l’Ecole navale.

« Je leur ai demandé de développer leur manière d’être. C’est la première fois qu’ils vont être au contact du personnel. Être officier, c’est être chef. Ils ont le même âge que ceux qu’ils vont commander. Il faut qu’ils apprennent à les respecter, les diriger avec tact », relate l’Amiral Pierre Vandier.

Cinq mois de mer

Leur mission va durer cinq mois. Lors de ce déploiement, ils vivront plus de 100 jours de mer ponctués d’heures de quart, alternés avec des périodes d’instruction et jalonnés d’escales. Le PHA Tonnerre et la frégate Surcouf sera déployée en méditerranée, en mer rouge ainsi que dans les océans indien et pacifique.

« C’est leur vrai stage professionnel, sur un vrai bateau, avec un vrai équipage. Ils vont rencontrer le monde, se rendre compte des rapports de force. Ils vont aller dans la zone asiatique, qui est une zone très tendue. A travers les exercices qu’ils vont mener, ils vont découvrir ces tensions », résume le chef de l’état major de la Marine.
 

Pour cette mission, les futurs officiers sont accompagnés par des détachements de l’armée de Terre : 

155 militaires, notamment issus de la 6e Brigade légère blindée, participeront à la mission Jeanne d’Arc de Toulon à Djibouti puis avec une partie du détachement de Djibouti au Japon.

Le groupement tactique embarqué à bord du PHA Tonnerre se compose d’une compagnie de commandement du 2e Régiment étranger d’infanterie, d’une section de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère, d’un peloton blindé du 1er régiment de Spahis, de deux sections de combat du génie du 31e Régiment de Génie, d’une section d’artillerie sol-air du 54e Régiment d’artillerie et d’une équipe joint terminal attack controller du 3e Régiment d’artillerie de marine. La 4e brigade d’aérocombat déploiera 30 militaires et deux hélicoptères de combat Gazelle du 1er, 3e et 5e Régiments d’hélicoptères de combat durant une partie de la mission.

Outre le froupe naval composé du Tonnerre et du Surcouf, participeront sur la totalité de la mission : un Panther de la Flottille 36F et son détachement de 10 marins. Un détachement de la Flottille amphibie composé d’un engin de débarquement amphibie rapide et de deux chalands de transport de matériel et de 20 marins. Le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain Loire, de Brest à Suez. Un BSAM sur le transit retour, de Djibouti à Toulon.

Des bâtiments supplémentaires de la Force d’action navale seront également déployés en fin de mission en Méditerranée dans le cadre du temps fort final incarné par l’exercice ETENDARD. Une unité interarmées de plage aux ordres du 1er Régiment étranger de Génie.