Oser demander de l'aide

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Esprit de famille - L'intégrale

samedi 9 mars à 9h29

Durée émission : 30 min

Oser demander de l'aide

© 2018-RCF LDT- Frédérique Veyron-Lacroix et Emmanuelle Bosvet au micro de Laetitia de Traversay

Osons-nous demander de l'aide à notre entourage? Quels sont nos freins? Nous explorons cette question avec des conseillères conjugales.

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Demander de l’aide est une démarche qui n'est pas forcément facile à faire.
Nous explorons cette question avec Emmanuelle Bosvet et Frédérique Veyron-Lacroix, conseillères conjugales et familiales au Cabinet Raphaël.
Beaucoup ont grandi avec l’idée que ne rien demander à personne est source de fierté. Nous sommes fiers de proclamer que nul ne nous a aidés. Du coup, ces fantasmes de toute-puissance se révèlent de redoutables ennemis intérieurs lorsque nous traversons des périodes difficiles. Ou simplement en cas de besoin d’un coup de main ponctuel.  Reconnaître que nous avons besoin des autres nécessite une bonne dose d’humilité et de simplicité
Pourquoi est-ce si compliqué?  Cela nécessite de reconnaitre ses limites, et d’accepter l’aide qu’on nous offre spontanément Aimer c’est donner, tout le monde le sait. Mais on oublie parfois que c’est aussi recevoir ! Finalement, demander de l’aide, c’est considérer le recours à l’autre comme une preuve de notre humanité. C’est l’occasion d’un échange, ce n’est pas s’abaisser. Au contraire, c’est s’élever à la condition humaine, car nous sommes des êtres fondamentalement sociaux. Si je demande de l’aide, je prends le risque d’un non… avec le risque de prendre ce non comme une remise en cause personnelle.
Demander, c’est prendre le risque d’être rejeté… Cela a à voir avec l’estime de soi. Il est plus facile de demander quand on a une juste estime de soi. Demander de l’aide présuppose deux choses : être capable de sortir de son isolement et considérer que l’on est digne d’être épaulé.
Est-il plus facile de demander de l’aide dans le couple? Non, car cela nous renvoie à l'enfance des deux conjoints. Cela nous parle aussi de gratuité dans le couple. Car rendre service et demander de l’aide sont autant de preuves et d’actes qui me permettent de me sentir aimé. Encore faut-il savoir accepter cette aide simplement et que cela se fasse dans la réciprocité
Et dans la famille? Quand le geste est devenu une corvée mécanique, sans gratuité, accomplie juste pour éviter les ennuis, il se vide de son sens. Comment nourrir l’esprit de service ? Par la reconnaissance incessante de services que nous nous rendons mutuellement: tu as fait du bien à quelqu’un, tu as été utile à beaucoup. Remercier toujours, c’est souligner qu’il y a eu un don, un acte qui aurait pu ne pas être, un acte libre et gratuit. Ce simple mot rétablit et fait grandir la joie de rendre service.
Quels sont les fruits lorsque j’arrive à être dans cette posture?  Je deviens acteur de ma vie et je ne subis pas. Cette manière d'être n'est pas forcément donnée dès le début. Elle se travaille notamment en apprenant à identifier et à exprimer mes besoins. J’apprends ainsi à me laisser aimer comme je suis et non pas comme j’aimerais être aimé.
Le don de soi renforce l’humanité et la solidarité.

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L'émission

Tous les samedis à 9h30 et les dimanches à 17h

Des conseillères conjugales et familiales du cabinet Raphaël nous donnent des clés pour mieux vivre les réalités actuelles du couple et de la famille.

Le présentateur

Lætitia de Traversay

Journaliste à RCF depuis 2000, Lætitia est spécialisée dans les domaines de la littérature et de la foi. Elle aime donner la parole à des croyants d’autres religions et des chrétiens de différentes confessions, Lætitia apprécie aussi d’annoncer des bonnes nouvelles, loin de la morosité ambiante. Son prénom, signifiant  joie, lui donne envie d’apporter une touche conviviale à ses rencontres radiophoniques.