[Synode] "Les jeunes ont besoin de voir des prêtres heureux"

15 octobre 2018 Par

© Antoine Bellier

​Sébastien Moine, 34 ans a été ordonné diacre en vue du presbytérat en juillet dernier pour le diocèse de Besançon. Il est actuellement à Rome pour une formation.

Actuellement en formation au séminaire pontifical français de Rome, Sébastien Moine, un diacre de 34 ans, a confié à Antoine Bellier, envoyé spécial de RCF pour le synode des jeunes, ses attentes sur la manière dont l'Eglise peut annoncer avec, toujours plus de pertinence et d'entrain, l'évangile aux jeunes d'aujourd'hui.

"Ce qui m’a marqué, dans l’instrument de travail, c’est cette demande des jeunes d’avoir des communautés plus accueillantes, plus joyeuses. C’est important de se demander ce qu’on veut de nos communautés pour annoncer l’Évangile. Je crois que dans l’Église de France, il faut réfléchir sur comment veut-on vivre le ministère de prêtre. Soit on a un ministère très chargé avec des prêtres overbookés, soit on a des prêtres disponibles pour les gens. C’est ce que demandent les jeunes présents au synode" explique ce séminariste.

Concernant le discernement vocationnel, Sébastien Moine rappelle que "l’on se pose beaucoup la question de la pastorale des vocations. Que faut-il faire dans une pastorale des vocations ? C’est important de la relier à la pastorale des jeunes. Je crois que le meilleur moyen pour qu’un jeune se pose la question du ministère, c’est de voir des prêtres heureux. C’est la plus belle chose pour qu’un jeune se dise qu’annoncer le Christ aujourd’hui peut le rendre heureux".

"Puisque les jeunes ont besoin d’être écoutés et accompagnés, peut-être que l’Eglise peut avancer sur une nouvelle forme de ministère confié à des laïcs qui seraient là pour écouter et aider les jeunes dans leur discernement de chrétiens" ajoute Sébastien Moine. Concernant les défis qui se posent à la jeunesse, le diacre précise que "très jeune on m’a confié des responsabilités dans l’Eglise. Les jeunes font différemment. Il faut que les générations plus anciennes acceptent cette différence. Il y a un défi sur l’intergénérationnel pour l’Eglise".

Sébastien Moine, diacre et séminariste:

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