[Synode] Maguelonne: "L'Eglise est parfois intimidante pour les jeunes"

11 octobre 2018 Par

© Antoine Bellier

Maguelonne est une étudiante française, actuellement en stage à Rome. Catholique convaincue, elle attend beaucoup de ce synode.

Maguelonne est une jeune étudiante de 23 ans, actuellement en études de relations internationales et en stage à Rome. Elle nous livre ses attentes de jeune chrétienne engagée à l'occasion de ce synode. 

"Les jeunes ont besoin d'une parole"

"Il y a l’âge de l’enfance où j’ai été bercé dans une famille de tradition catholique. Je ne me suis jamais trop posé de questions. Et puis il y a l’adolescence, la confirmation, on se rebelle. On remet plein de choses en cause et on revient souvent. Et puis il y a le début de l’âge adulte qui n’est parfois pas évident. On perd une certaine innocence par rapport à notre foi, à notre manière de la vivre, à l’Eglise. Mais c’est toujours beau de pouvoir espérer. Parfois la souffrance que l’on vit dans notre foi laisse place à un bonheur gigantesque" explique cette jeune étudiante.

"L’Eglise m’apporte une parole dont on est très demandeur. Nous les jeunes, on a besoin d’une parole. Et si l’Eglise ne nous la donne pas, on va aller la chercher ailleurs. On a besoin d’une parole et d’une unité dans cette parole. On a besoin d’un seul son de cloche. C’est toujours frustrant quand on entend plein de sons de cloches, qu’on ne sait plus très bien ce que l’Eglise nous demande. On a besoin d’une boussole" ajoute Maguelonne.
 

"J'attends beaucoup de simplicité"

"L’Eglise doit nous donner un chemin. Elle ne peut pas dans le concret de notre vie nous dire quelles décisions nous devons prendre. Mais on a besoin d’un chemin, d’idéaux de vie. On a besoin que l’Eglise soit une lumière et qu’elle nous donne une parole vers laquelle on tend. Et dans notre quotidien, sans la remettre en cause, cette petite parole nous aidera à avancer" lance-t-elle.

"Pour une jeune de mon âge, spirituellement, affectivement, professionnellement, il y a tout à faire. J’ai tout à construire. On a des aspirations énormes, et des désillusions qui sont parfois éprouvantes. De l’Eglise, j’attends vraiment des réponses concrètes sur ces questions. Sur l’affectif, on en parle beaucoup au synode. Il ne faut plus que la sexualité soit un tabou. Dans le domaine professionnel, on a aussi besoin de savoir que l’Eglise ne nous lâche pas dans un monde pas forcément évident" précise Maguelonne.

"J’attends beaucoup du synode, beaucoup de courage. Beaucoup de jeunes ont besoin de recevoir des messages qui nous donnent du courage. J’attends beaucoup de simplicité. J’attends que le texte qui ressortira nous parlera avec simplicité, qu’il nous parle du concret. On devrait avoir un discours plus simple, plus approprié. Quand il y a un discours simple, on le garde. J’attends aussi de la fin de ce synode qu’on nous parle comment retrouver la vie du Christ" conclut-elle.
 

Maguelonne, étudiante françaisede 23 ans :

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