Syrie: Bachar al-Assad prêt à discuter avec l’opposition

24 décembre 2015 Par

Le régime du président syrien a déclaré être prêt à discuter avec l’opposition, en vue d’une éventuelle sortie de crise.

Face à la montée en puissance de l’Etat islamique, les pays prenant part au conflit tentent de s’entendre. Cela a commencé par l’adoption d’une feuille de route, le 19 décembre dernier, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, y compris par la Russie, allié de Bachar al-Assad. Une véritable évolution dans les relations diplomatiques en ce qui concerne le conflit syrien.

Cette feuille de route comprend une résolution qui prévoit la mise en place d’un dialogue entre l’opposition, hétérogène, et le régime syrien. Ces discussions devaient se dérouler, sur le papier du moins, à Genève, en Suisse, à la fin du mois de janvier prochain. Des négociations qui prennent semble-t-il la bonne voie puisque le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a précisé jeudi, lors d’une visite en Chine, que « la Syrie est prête à participer au dialogue inter-syrien ».

La Syrie souhaite néanmoins recevoir une liste précise de l’opposition. Composée de nombreux groupes, cette opposition est qualifiée de "terroriste" par le régime de Damas. De manière officielle ce dernier ne fait aucune différence entre les rebelles, les jihadistes du Front al-Nosra, et l’Etat islamique. Ces deux derniers groupes seront évidement exclus de la liste officielle de l’opposition.

Se pose également la question du sort de Bachar al-Assad, et de la mise en place d’une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs, comme le souhaitait l’ONU. Sur ces points, la Syrie est évidemment en désaccord, et le ministre des Affaires étrangères  syrien a fait référence à un "gouvernement d’union nationale", présidé par le chef de l’Etat.

Pendant ce temps, l’Etat islamique continue sa progression dans l’est de la Syrie. Le groupe jihadiste s’est emparé de quasi-totalité de la ville de Deir Ezzor, une capitale provinciale spécialisée pour sa production pétrolière. Si Daech venait à s’en emparer totalement, ce serait la seconde ville provinciale à tomber, après Raqa.

Les précisions sur l’opposition syrienne, avec  Simon Kruk, historien, spécialiste du Proche-Orient :