Syrie: l’inflexion diplomatique de François Hollande

17 novembre 2015 Par

Durant son discours devant le Congrès, François Hollande a considérablement infléchi sa position sur la Syrie, Daech, et Bachar al Assad.

Désormais le président syrien n’est plus la cible prioritaire en Syrie. Le départ de Bachar al Assad n’est même plus le préalable à toute discussion voire même toute alliance diplomatique. C’est ce qu’a affirmé François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, lundi, abandonnant définitivement la position ni Daech ni Assad défendue jusque là par Laurent Fabius. Pour autant, le président français a redit le fait que Bachar al Assad ne pouvait représenter une issue au conflit syrien.

"En Syrie, nous cherchons inlassablement une solution politique dans laquelle Bachar al-Assad ne peut constituer l’issue, mais notre ennemi en Syrie, c’est Daech" déclaré François Hollande, passant de son discours affligé de vendredi à un discours déterminé. En lisant entre les lignes, on observe donc une inflexion de la politique diplomatique défendue précédemment par la France.

François Hollande a annoncé vouloir organiser une réunion avec Barack Obama et Vladimir Poutine, les deux grands chefs de coalitions engagées en Syrie contre l’Etat islamique, dans le but de parvenir à une alliance globale, en vue de détruire l’Etat islamique. De deux cibles, la France se concentre donc désormais sur l’Etat islamique. Une position pour laquelle les Etats-Unis semblent opter également peu à peu. C'est tout l'enjeu des précédentes discussions de Vienne, comme l'explique Pierre Servent, spécialiste des questions de Défense.