Syrie: "la France souhaite travailler avec la Russie" selon François Hollande

27 novembre 2015 Par

Comme il l’avait annoncé lors de son discours devant le Congrès, François Hollande a rencontré Vladimir Poutine. Un accord a été trouvé pour lutter contre l’Etat islamique.

La situation tendue entre la Turquie et la Russie aura pu mettre des batons dans les roues de François Hollande, qui au lendemain des attentats du vendredi 13 novembre dernier à Paris, appelait de ses vœux une grande coalition internationale pour lutter contre Daech. Après avoir rencontré successivement Barack Obama, David Cameron et Angela Merkel, le président de la République s’est entretenu jeudi avec Vladimir Poutine.

Une rencontre fructueuse puisqu’un accord aurait été trouvé entre les deux chefs d’Etat. "Le terrorisme a un nom, c’est Daech, notre ennemi commun" a ainsi déclaré François Hollande à son arrivée au Kremlin. Concrètement, les deux puissances se sont mis d’accord pour lutter contre l’Etat islamique ensemble, ce qui passe par une coopération au niveau des services de renseignement, et des frappes contre le califat. Aucune information n’a en revanche fuité sur le point capital de désaccord entre Paris et Moscou, à savoir l’avenir du président syrien, Bachar al-Assad.

Les deux dirigeants ont donc annoncé lors d’une conférence de presse l’augmentation des échanges d’informations, l’intensification des frappes contre Daech, notamment en ce qui concerne le transport du pétrole [les ressources naturelles fournissent 60 % des revenus de l’Etat islamique NDLR], et le renforcement de la coordination entre les puissances belligérantes, afin "d’éviter les doublons ou les incidents". Une allusion directe au chasseur SU-24 abattu par la Turquie.

Dans la foulée de ces déclarations, la diplomatie française n’a pas attendue pour se mettre en branle. Interrogé ce vendredi sur RTL, Laurent Fabius a indiqué que l’armée française allait coopérer avec les forces syriennes pour lutter plus efficacement contre l’Etat islamique. Un signe d’ouverture envers le nouveau partenaire de la France, qu’est la Russie. Un signe qui prouve que la question de l’avenir de Bachar al-Assad n’est toujours pas tranchée.

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