Syrie: le porte-avions Charles-de-Gaulle a quitté Toulon

18 novembre 2015 Par

Le bâtiment, chargé de renforcer la force de frappe aérienne française en Syrie, a quitté mercredi son port d’attache. Il doit prendre part aux raids menés actuellement sur Raqqa.

Direction l’est de la Méditerranée pour les 2 000 hommes et femmes du Charles-de-Gaulle. Le porte-avions français a appareillé mercredi matin, avec tout son groupe aéronaval, de la base militaire de Toulon. Le bâtiment, qui dispose d’un groupe de 26 chasseurs, doit renforcer la force de frappe aérienne de la coalition internationale contre l’Etat islamique.

Peu de temps avant le départ du navire, l’amiral René-Jean Crignola, commandant du groupe aéronoaval, a indiqué que « le président de la République a décidé d’engager le GAN [groupe aéronaval NDLR] en Méditerranée orientale, avant de lui faire rallier, le cas, échéant, le golfe arabo-persique ». Une force de frappe importante, mais également un symbole fort pour Xavier Magne, ancien inspecteur général des armées.

Le porte-avions est censé renforcer la force de frappe française déjà présente dans cette région du globe, aux côtés de l’aviation russe. Ces dernières ont menés des raids ces dernières 72 heures, ayant causé la mort d’au moins 33 morts dans les rangs de l’Etats islamique, a indiqué l’observatoire syrien des droits de l’homme. 

C’est Raqqa, la capitale de facto de Daech, qui a été principalement touchée. Un faible nombre de victimes qui s’expliquerait par les précautions prises par l’Etat islamique. Selon l’observatoire syrien, plusieurs familles de combattants islamiques auraient quitté la ville pour Mossoul, en Irak, l’autre fief de Daech.