Syrie : l'OIAC révèle l'utilisation d'armes chimiques

6 novembre 2015 Par

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a révélé que du gaz moutarde aurait été utilisé en août lors de combats entre Daesh et des groupes rebelles syriens.

Les armes chimiques sont de retour  dans le conflit syrien. D’après l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), du gaz asphyxiant aurait été utilisé le 21 août dernier dans la province d’Alep, en Syrie. Plus précisément, du gaz moutarde aurait été utilisé lors de combats dans la ville de Marea, bastion de la rébellion syrienne.

L’information avait été révélée il y a quelques mois par des militants syriens et des ONG médicales. Ces derniers avaient déclaré qu’une attaque chimique avait éclaté lors de combats entre des groupes rebelles syriens et des combattants de l’Etat islamique, dans la ville de Marea, touchant plusieurs dizaines de personnes.

Plus de 50 obus de gaz moutarde auraient été tirés par l’Etat islamique dans ces combats. Ce n’est pas la première fois que Daesh est soupçonné de recourir à des armes chimiques. Selon des informations communiquées par le Wall Street Journal, le groupe terroriste se serait procuré ces armes dans les stocks du régime syrien, lorsque celui-ci s’en était débarrassé sous la pression internationale.

L’OIAC ne désigne aucun coupable. L’organisation basée à La Haye se contentera de transmettre son rapport à ses Etats membres. La seule certitude à l’heure actuelle, c’est celle d’une utilisation d’armes chimiques, proscrites par convention depuis 1997. L’an dernier, l’ONU avait déclaré que 96 % de ces armes avaient été détruites en Syrie. Les enquêteurs se posaient toutefois la question de savoir si le pays avait tout déclaré, et craignaient notamment que des armes cachées ne tombent entre de mauvaises mains.