SYRIE - "Non pas une guerre civile mais une guerre contre les civils"

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Le Temps de le dire

vendredi 19 février 2016 à 9h03

Durée émission : 55 min

Le Temps de le dire

© GHAITH OMRAN / AL-MAARRA TODAY / AFP - Le 15/02/2016, décombres de l'hôpital soutenu par MSF (Syrie)

Le bombardement de l'hôpital soutenu par MSF en Syrie fait beaucoup parler. Mais depuis 2011 les hôpitaux sont visés par le régime de Bachar el-Assad. On en pale avec Stéphanie Gallet.

Le cauchemar syrien continue. Et le peu d'espoirs que les observateurs formulent tient à la situation extrêmement complexe de la situation géopolitique. Il y a l'Iran, qui depuis l'accord nucléaire devient une grande puissance régionale ; la rivalité avec l'Arabie Saoudite exacerbée ; les intérêts turcs en en Syrie contre les Kurdes... Et la volonté de la Russie de rester une grande puissance au Moyen Orient.

Les jeudi 11 et vendredi 12 février 2016, s'est tenue à Munich une réunion du Groupe de soutien international à la Syrie (ISSG). Et le vendredi au petit matin, les ministres des Affaires étrangères des 17 pays ont annoncé l'organisation de convois humanitaires. Ce qui a été "plus ou moins fait depuis", explique François d'Alançon, qui ajoute: "des largages d'aide humanitaire vont avoir lieu dans les prochaines 48 heures". Mais en ce qui concerne la cessation des hostilités, peu d'espoirs son permis. Dans la foulée, à Munich également, a eu lieu la 52è édition de la Conférence de Munich sur la sécurité. Les débats ont été évidemment dominés par le sujet syrien. Car comme l'observe le journaliste, le pays est devenu "le laboratoire d'un nouvel ordre régional".

Pour Salam Kawakibi, ce n'est pas une guerre civile mais une guerre "contre les civils". On a beaucoup parlé du bombardement de l'établissement hospitalier soutenu par l'ONG Médecins sans frontières (MSF). Mais lundi 15 février 2016, les tirs de missiles ont touché en réalité 11 établissements médicaux et deux écoles à Alep et Idleb, dans le nord du pays. Le tout faisant près de 50 morts et de nombreux blessés selon l'ONU. Comme le précise Salam Kawakibi: "Depuis 2011, bien avant l'intervention russe, le régime ciblait les activistes civils, les journalistes et le personnel hospitalier." Ignace Dalle observe en effet que "le bilan des victimes de la part de l'Etat islamique, aussi horrible soit-il, n'a rien à voir avec le terrible bilan du régime [syrien]". Il montre fortement du doigt le régime de Bachar el-Assad. "Dès 2011, le régime a libéré plusieurs centaines voire plus de 1.000 djihadistes pour servir d'épouvantail et jusiftier sa politique contre le terrorisme".

Invités

  • Ignace Dalle , journaliste

  • Salam Kawakibi , politologue

  • François d'Alançon , journaliste à La Croix

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La grande émission interactive pour aborder tous les sujets de société, qui font l'actualité. Antoine Bellier reçoit ses invités pour réfléchir, approfondir, apprendre et donner du sens à tous les sujets du moment. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission 04 72 38 20 23 ou par mail à l'adresse letempsdeledire[arobase]rcf.fr.

Le présentateur

Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.