Turquie: les purges continuent dans l'armée et les médias

29 juillet 2016 Par

En Turquie, les purges de l'armée et des médias se poursuivent depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet. Le Premier ministre turc a rencontré hier la haute hiérarchie militaire.

Les purges s'accélèrent en Turquie. Le Premier ministre turc Binali Yildirim a rencontré hier (28 juillet) à Ankara la haute hiérarchie militaire, à l'occasion d'un Conseil militaire suprême. Conseil au cours duquel il devait procéder à un ample remaniement de l'armée. Mais rien n'a filtré de la rencontre, qui a duré près de cinq heures. 
 

Une purge radicale

L'amée a déjà perdu la moitié de ses généraux, avec la purge engagée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, au lendemain du coup d'Etat manqué du 15 juillet. Une purge qui touche également très durement les médias turcs. Ils sont même en première ligne: près de 130 journaux, radios, télévisions et maisons d'édition ont été fermé ce mercredi (27 juillet).
 

La liberté de la presse menacée depuis 2011

Mais pour Jean Marcou, enseignant chercheur à Sciences Po Grenoble, la menace sur la liberté de la presse est loin d'être nouvelle. "Depuis 2011, il y a des procès contre des journalistes et une intimidation permanente des médias" souligne-t-il. Une situation, qui, si elle a débuté il y a quelques années, s'est "considérablement dégradée depuis le coup d'Etat".

Pour Jean Marcou, cela se manifeste par une "unanimité forcée de la part des journaux", même ceux de l'opposition. "Ce coup d’état a porté un coup très sévère, non seulement à la liberté de la presse mais à d’autres libertés".

Jean Marcou, enseignant chercheur à Sciences Po Grenoble:

 

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