Un "Plan Famille" dévoilé par la ministre des Armées

1 novembre 2017 Par

Voulant répondre aux contraintes des familles de soldats, ce "Plan Famille" devrait faciliter les mutations, et la vie au quotidien des mères de famille, femmes de militaires.

Florence Parly a finalement dévoilé son "Plan Famille" mardi 31 octobre. Il faut dire que la liste des sujets de préoccupation des familles de militaire était longue. Des questions de mobilité, d’hébergement, de garde d’enfants ou encore d’accès au numérique jusqu’aux problématiques reflétant les évolutions sociétales : travail des deux parents, familles monoparentales, ou encore parents divorcés ou séparés.
 

Répondre aux problématiques des familles de soldat

Le plan dévoilé par Florence Parly, la ministre des Armées, est donc censé répondre à ces multiples problématiques. Pour que le lien entre les familles et les soldats ne soit pas rompu par exemple, la ministre promet de généraliser le Wi-Fi dans toutes les casernes, alors que l’utilisation de Skype s’est largement répandue chez les militaires, afin de communiquer avec leurs proches.

La ministre promet également de rénover les installations militaires, des sanitaires aux cuisines. Elle souhaite aussi multiplier les places en crèche pour accueillir les enfants des soldats, quand l’autre conjoint travaille. Des aides pour les soldats séparés devraient également être mises en place et les ordres de mutation seront désormais édités cinq mois avant la date d’affectation.

 

 

Un dossier suivi "comme le lait sur le feu" par Florence Parly

Mais c’est surtout le logiciel de paiement Louvois, qualifié de "désastre" par l’ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui fait réagir. Malgré quelques améliorations, il est toujours en vigueur en attendant son remplacement par un nouveau logiciel, qui n’est toujours pas en service à l’heure actuelle. Des familles de militaires sont toujours en difficulté financière, pour rembourser notamment les trop-perçus.

Un sujet parmi d’autres qui avait provoqué en août dernier la colère d’un groupe de femmes de soldats. Le collectif "Femmes de militaires en colère" avaient appelé les épouses de soldats à descendre dans la rue, à Paris, à la fin de l’été dernier. Elles avaient dénoncé les mauvaises conditions de travail de leurs conjoints, et de leurs familles. Interrogé dans le quotidien La Croix, la ministre des Armées a expliqué quant à elle qu’elle suivrait ce dossier "comme le lait sur le feu".