Un policier de la Préfecture de Paris ordonné diacre à Saint Sulpice

9 octobre 2019 Par

© KTO

L’ordination a eu lieu à Paris, deux jours seulement après l’attaque terroriste perpétrée au sein de la Préfecture de police.

Une autre image de l’institution policière, bien meurtrie depuis jeudi dernier. Samedi 5 octobre dernier, le major Simon-Marcel Martinon, policier en activité de la Préfecture de police de Paris, a été ordonné diacre en l’église Saint Sulpice, dans le sixième arrondissement de la capitale. C’est Mgr Michel Aupetit, l’archevêque du diocèse de Paris, qui officiait pour la célébration.
 

"Une pensée pour ceux qui ont donné leur vie"

À cette occasion, plusieurs hommes ont été ordonnés diacres. Parmi eux, un policier, véritable symbole de cette institution frappée durement par le terrorisme islamique. Comme le rapporte Le Figaro, plusieurs policiers en uniforme sont d’ailleurs présents dans l’assemblée, pour accompagner leur camarade dans cette étape importante de sa vie de chrétien.

Sa foi, le major Simon-Marcel Martinon, n’en fait nul mystère au quotidien, y compris dans son univers professionnel. Le Figaro explique notamment que cela fait huit ans qu’il fait partie de l’association Police et Humanisme, une communauté de chrétiens engagés dans la police, dans toute la France. Interrogé par Pauline de Torsiac sur RCF, le major Simon-Marcel Martinon confie "avoir eu une pensée très forte pour les collègues qui ont donné leur vie suite à cet acte horrible".
 

"Transmettre cette espérance à ceux qui sont autour de nous"

"On ne pensait pas que le danger était présent à l’intérieur de notre maison. Au moment de l’ordination, j’avais cette charge émotionnelle qui m’habitait. […] Au sein de la Préfecture de police de Paris, une aumônerie a été installée en 2016. Il y a un aumônier, le père Denis Chautard, qui est présent pour signifier à nos collègues que s’ils ont besoin d’une écoute, d’un autre regard sur leur métier, à partir de l’Evangile, un aumônier est disponible pour eux pour appréhender la difficulté de leur métier" ajoute-t-il.

"Quand le Christ nous envoie, c’est pour être là, être présent. Sans forcément verbaliser la Parole de Dieu, mais par notre attitude, notre regard, notre façon d’être. En tant que ministre ordonné, on a cette obligation de pouvoir transmettre cette espérance à tous ceux qui sont autour de nous. De par ce que je suis, je témoigne de mon métier de policier, et de l’Amour du Christ, dans cette profession durement éprouvée en ce moment" conclut le major Simon-Marcel Martinon.

Le major Simon-Marcel Martinon, au micro de Pauline de Torsiac: 

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