A la Nuit sacrée, l'appel d'Anne Hidalgo pour les migrants

Au cours de la Nuit Sacrée, la maire de Paris a interpellé l'assistance sur la question des réfugiés, demandant de l'aide pour montrer "qu'être solidaire n'est pas perdre en sécurité".

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"Cela fait maintenant plusieurs années, depuis 2015, que des femmes et des hommes, chassés par la guerre, la misère le terrorisme, prennent le chemin de l'exil. C'est un chemin exttrêmement difficile (...) Ils ont vécu des situations d'horreur dans lesquelles toute leur humanité était niée (...) Nous, nous somme là, cette belle Europe, ce continent savant, cultivé, qui a une histoire extraordinaire et nous sommes en train de nous poser la question: est-ce qui faut tendre la main ou fermer? Bien sûr qu'il faut se protéger, bien sûr que personne ne peut être naïf et qu'il faut aussi prendre soin de nous en nous protégeant et en veillant à notre sécurité. Mais je pense que la meilleure façon de veiller à notre sécurité c'est aussi de ne pas générer des comportements des enfants qui, parce qu'on leur aura fermé la porte, seront ceux qui viendront demain peut-être dire vous m'avez fermé la porte quand j'avais besoin de vous et ils seront peut-être entraînés comme certains aujourd'hui dans des combats de mort (...) Même si ce n'est pas par humanisme et altruisme, il faut aussi penser à notre protection de cette façon-là, au lieu de choisir le repli".

La maire de Paris a ensuite évoqué les camps dans Paris où s'entassent plusieurs centaines de réfugiés "dans des conditions d'indignité totale". "Avec mon équipe, nous avons décidé d'agir, mais nous avons besoin de vous. On a besoin de montrer que être solidaire ce n'est pas perdre en sécurité. Paris est une ville qui peut porter ce message" a interpellé Anne Hidalgo.  

Et de conclure : "le vivre-ensemble n'est pas un mot réservé aux utopistes. En fait, on est peut-être un peu idéalistes mais surtout très pragmatiques à vouloir vivre les uns avec les autres".