Signes religieux: pour Sylvain Maillard (LREM), "l'Assemblée doit être un endroit de neutralité

​Sylvain Maillard, député LREM est l'invité jeudi 8 février de l'émission Face aux Chrétiens. Le député de Paris est notamment revenu sur la réforme du statut de la fonction publique.

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"L'Assemblée ne peut être une foire médiatique"

Interrogé sur la décision de François de Rugy, président de l'Assemblée d'interdire notamment les signes religieux ostensibles en séance, Sylvain Maillard dit approuver ce choix : L'Assemblée "doit être un endroit de neutralité (...) On peut dire ce que l'on veut, c'est essentiel pour la démocratie, mais il faut une neutralité des tenues". Au-delà des signes religieux, cette exigence vise l'attitude de certains députés de La France insoumise. L'Assemblée "ce ne peut être une foire médiatique (...) on est là dans un endroit politique pour faire de la politique."
 

Fonction publique: "il faut sortir de cette idée de statut qui nous bloque"

Une semaine après les annonces du Premier ministre sur la réforme à venir de la fonction publique, Sylvain Maillard estime "qu'il faut qu'on puisse sortir de cette idée de statut qui nous bloque (...) Je travaille 7-8 ans dans une administration puis je vais travailler dans une entreprise (...) C'est ça une carrière moderne au XXIe siècle." "Quand on est au service de l'État on a une mission de service publique et le statut doit assurer la bonne exécution de ce service. Il ne faut pas inverser les choses" ajoute-t-il.
 

"Prendre le temps de voie si la loi Claeys-Leonetti est bien appliquée"

"Faut-il promouvoir l'euthanasie ? Chacun peut avoir un avis" estime le député. La priorité est pour lui "de prendre le temps de voir si la loi Claeys-Leonetti est bien appliquée sur le terrain." Les Etats généraux de la bioéthique qui s'ouvrent doivent permettre cela et d'avoir un large débat estime-t-il. "À titre personnel je n'ai pas un avis tranché et mes collègues de la commission sociale n'ont pas un avis tranché (...) On a besoin de toute cette année 2018 pour avancer, se faire une intime conviction" conclut Sylvain Maillard.