La vie consacrée, une provocation

Près de 5.000 consacrés sont à Rome pour célébrer la clôture de l'Année de la vie consacrée. Un mode de vie qui interpelle dans un monde en quête de sens. On en parle avec Stéphanie Gallet.

Ce 2 février 2016, l'Eglise célèbre la clôture de l'Année de la vie consacrée. 365 jours pour dire combien les religieux et religieuses sont précieux aux yeux de l'Eglise, pour témoigner combien leur vie fait sens auprès des fidèles. Une année, enfin, de prière pour les vocations. En cette Journée de la vie consacrée, des manifestations sont organisées partout dans le monde et à Rome.

La radicalité de la vie consacrée provoque aujourd'hui plus d'interrogations que de rejets. Comment peut-on donner sa vie à Dieu en 2016? Une vie sobre et dépouillée au service des autres, souvent menée au sein d'une communauté, une familiarité avec le silence, un signe aussi de la transcendance. Les fondements de la vie consacrée interpellent dans un monde en quête de sens. "Un consacré est quelqu'un pour qui le Christ c'est tout, pour qui cela vaut le coup de lui donner sa vie et de chercher à le recontrer et le servir en toute personne", pour le p. Laurent Tournier.

Moine ou moniale, laïc consacré, prêtre, contemplatif ou apostolique, vierge consacrée... Quelle vie religieuse choisir, dans quelle congrégation? Les modes de vie consacrée sont très nombreux et variés. Le plus souvent, ce sont des rencontres qui contribuent à discerner une vocation. "Pour certains il y a un appel fort à la vie religieuse qui se fait par la rencontre avec une congrégation", explique sr. Nathalie Becquart. Pour d'autres cela prend du temps. "On ne s'engage pas d'abord dans une congrégation mais dans la vie religieuse avec Dieu", explique fr. Vincent de Léglise.