
La Commission mixte paritaire (CMP) a avancé sans encombre et poursuit ses travaux, avec au programme plusieurs points chauds tels que le budget de l'aide médicale d'État (AME) dédiée aux soins des étrangers en situation irrégulière.
Un bon départ pour la commission mixte paritaire (CMP). Les sept députés et sept sénateurs qui forment cette CMP sont bien partis pour aboutir à une version commune du budget de l'État. A la manœuvre, un camp gouvernemental soudé et imperturbable face aux menaces de censure et aux demandes des socialistes comme du Rassemblement national.
La commission a avancé sans encombre au premier jour de débat et poursuit ses travaux, avec au programme plusieurs points chauds tels que le budget de l'aide médicale d'État (AME) dédiée aux soins des étrangers en situation irrégulière. La CMP pourrait diminuer les crédits alloués à l'AME, de 200 millions d'euros sur 1,3 milliard, un geste vers le RN.
La partie "recettes" du budget, qui doit permettre de contenir le déficit à 5,4% du PIB en 2025 au prix d'un effort budgétaire de 50 milliards d'euros, a été adoptée sans surprise.
Les parlementaires ont notamment approuvé la limitation à un seul exercice (au lieu de deux) de la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, objet des critiques du PDG de LVMH Bernard Arnault.
Dominé par les soutiens du Premier ministre François Bayrou, avec huit parlementaires issus des rangs de la coalition gouvernementale, ce conclave dispose d'une majorité pour s'accorder sans tenir compte des votes des élus de gauche et du Rassemblement national.
A l'issue de cette première journée, le président La France Insoumise de la commission des Finances Éric Coquerel a dénoncé des "aggravations importantes" des coupes budgétaires déjà prévues par le gouvernement Barnier, censuré en décembre.
Les socialistes, eux, revendiquent au contraire des "victoires" sur le Fonds vert, l'agence bio, les transports du quotidien et surtout le rétablissement de 4.000 postes d'enseignants, confirmé par la commission. Cependant, pas de taxe Gafam, de "flat tax", ou d'augmentation de la taxe sur les transactions financières qu’ils réclamaient.
Mais ils refusent à ce stade de se prononcer sur ce qu'ils feront si une motion de censure est déposée lundi 3 février, à la suite d'un probable 49.3 activé par le gouvernement.
Le PS se montre d’autant plus réservé vis-à-vis du gouvernement depuis les propos de François Bayrou sur la "submersion" migratoire.
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