Avenir de la planète Terre: sommes-nous au point de non-retour?

Présentée par PR-19441

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Le Temps de le dire

jeudi 5 mars à 9h03

Durée émission : 55 min

Avenir de la planète Terre: sommes-nous au point de non-retour?

© JC Gellidon / Unsplash

Et si c'était le sentiment d'arriver à la fin qui nous faisait réagir? La collapsologie a beau être très critiquée, la prise de conscience de notre fragilité pourrait nous inciter à changer.

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"Quand vos enfants ont déclenché l'alarme, vous êtes sortis, vous avez regardé et vous avez senti l'air. Vous avez constaté que la maison est en feu, que ce n'était pas une fausse alerte. Mais vous êtes rentrés à l'intérieur pour finir votre repas, regarder la télévision, et vous coucher sans même appeler les pompiers."

 

Ainsi Greta Thunberg interpellait-elle les commissaires européens à Bruxelles hier. Cela fait plusieurs décennies en effet que l'on nous alerte sur les risques liés au réchauffement climatique et sur la perte de biodiversité. La prise de conscience écologique a beau s'étendre, on ne voit pas bien où l'on va. Mais que penser de la collapsologie et de ceux qui annoncent la fin du monde, la fin d'un monde ? Récemment publié, l'ouvrage "Collapsus" (éd. Albin Michel) tente une synthèse des risques écologiques.
 

un modèle de civilisation en panne

"On a la sensation d'être dans un moment de flottement et on se prépare à descendre", décrit Patrice Van Eersel, qui a participé à l'ouvrage "Collapsus". Ils sont une quarantaine à avoir participé à cette synthèse - philosophes, agronomes, historiens, militants, etc. La complémentarité de leurs travaux permet de dresser un bilansur les effets néfastes de notre modèle de civilisation.

Si la tonalité semble pessimiste, rappelons que les prévisions émises dans le rapport au Club de Rome, "Les Limites à la croissance" (1972) sont en passe d'être vérifiées plus de 40 ans après. 
 

Déni ou résignation ? pourquoi est-si difficile de changer ?

"Nous sommes tous dans le déni", convient Patrice Van Eersel. Déni, impuissance, résignation... "et peut-être un manque de volonté de la part de nous tous". Reste que l'envergure du problème est de taille, elle est "systémique", comme aime à le rappeler Laurent Aillet. Si "on est tous une mini clé du système", le citoyen a conscience que les solutions doivent venir des grands décideurs.
 

le catastrophisme, un déclic ? 

Et si c'était le sentiment d'arriver à la fin qui nous faisait réagir ? Comme si c'était une prise de conscience de notre fragilité qui pouvait nous faire changer à l'échelle individuelle... Ceux qui ont inventé le terme de "collapsologie", Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle, qui interviennent dans l'ouvrage "Collapsus", sont pour certains des pères de famille. Patrice Van Eersel les décrit comme étant "à la fois persuadés que nous allons vers des échéances très difficiles" et en même temps "zen, calmes". Conscients du danger, les collapsologues ont à cœur d'enseigner aux jeunes générations une autre façon de vivre...

 

Invités

  • Patrice Van Eersel, journaliste, écrivain, éditeur

  • Laurent Aillet, expert en risques, co-fondateur de l’association Adrastia

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La grande émission interactive pour aborder tous les sujets de société, qui font l'actualité. Antoine Bellier reçoit ses invités pour réfléchir, approfondir, apprendre et donner du sens à tous les sujets du moment. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission 04 72 38 20 23 ou par mail à l'adresse letempsdeledire[arobase]rcf.fr.

Le présentateur

Sophie Nouaille