ÉLECTIONS 2017 | Les Français et leur "monarque républicain", tout un symbole

Présentée par Christophe Henning

S'abonner à l'émission

Grand Angle

mardi 4 avril à 17h03

Durée émission : 55 min

Grand Angle

© Guillaume POLI/CIRIC - 29 janvier 2017 : Homme sortant d'un isoloir lors du deuxième tour des élections Primaires de la Gauche. Vaulx-en-Velin, Rhône-Alpes (69), France.

Malgré la déception des Français à l'égard des politiques, leur intérêt pour la présidentielle reste important. Et l'élection d'un président au suffrage universel demeure un symbole fort.

Dimanche 23 avril 2017 - dans moins de 19 jours exactement - les Français se rendent aux urnes. La présidentielle, c'est "le scrutin majeur" observe Benoît Fidelin, dont le journal Pèlerin consacre un dossier de 30 pages à la question. Scrutin majeur, et pourtant, le taux d'abstention s'annonce élevé dans les sondages. Au-delà des partis et des programmes, quels sont les enjeux? Qu'attend-on des candidats? Comment se joue le jeu politique à travers la désignation du locataire de l'Elysée?
 

Malgré la colère à l'égard des politiques...

Cette "litanie des promesses non tenues", ces affaires politico-financières, ce "spectacle des conflits d'intérêts", l'absentéisme des politiques... Autant de "raisons de la colère" que pointe Roland Cayrol, dans son ouvrage éponyme (éd. Grasset). "Cela fait longtemps que les sondeurs, les politologues, les journalistes, n'arrêtent pas de nous expliquent que ça ne va pas entre les politiques et les citoyens."
 

"Dans les moments d'inquiétude les Français chargent le président d'une symbolique"

 

... les Français s'intéressent à la politique

Malgré la grogne à l'égard des politiques, 79% des Français se disent intéressés par la présidentielle (selon les derniers sondages). Un paradoxe que Stéphane Rozès explique par la symbolique "essentielle" de l'élection présidentielle: il parle de "rite central", un rite "laïc" autour duquel les Français trouve de quoi "s'assembler". "Dans les moments d'inquiétude comme celui que nous connaissons, les Français chargent le président d'une symbolique."
 

un suffrage universel plébiscité

C'est en 1962 que les Français ont décidé d'élire leur président au suffrage universel direct. Une exception française qui a fait que les Français sont devenus "un acteur très important du système politique à cette occasion-là", explique Roland Cayrol. Benoît Fidelin admet que les Français "tiennent à leur monarque républicain".

 

Émission en partenariat avec Pèlerin et Okapi

 

Invités

  • Estelle Warin , journaliste à Okapi

  • Stéphane Rozès , politologue, président de la société CAP (Conseils, analyses et perspectives), enseignant à Sciences Po et à HEC, ancien directeur de l'institut CSA

  • Roland Cayrol , politologue, spécialiste des médias, ancien directeur de l'institut CSA

  • Benoît Fidelin , rédacteur en chef à Pèlerin

Sur le même thème :

Les dernières émissions

L'émission

Tous les mardis à 17h03

Spiritualité, patrimoine, littérature, vie de l'Eglise, développement personnel... Chaque semaine, Christophe Henning anime une table ronde pour engager la discussion avec des acteurs de la vie culturelle, sociale, spirituelle.

Le présentateur

Christophe Henning

Journaliste de presse écrite dans le groupe Bayard, Christophe veut susciter le débat et favoriser la rencontre des témoins. Lecteur infatigable, il partage volontiers ses coups de cœur. Dans les studios parisiens de RCF, il donne la parole aux auteurs, mais aussi aux acteurs de la société et de l’Eglise.