ÉLECTIONS 2017 | Réformer l'Éducation nationale

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Le Temps de le dire

jeudi 23 mars à 9h03

Durée émission : 55 min

Le Temps de le dire

© Alain PINOGES/CIRIC - La tentation de l'école privée (Lycée Saint-Vincent, Rennes)

À l'approche des élections, Stéphanie Gallet vous propose une série d’émissions sur les grands thèmes qui concernent les Français. Aujourd'hui, l'éducation.

La situation de l'institution scolaire est sans doute LA préoccupation des familles. Ce mercredi 22 mars, le ministère de L’Éducation nationale a fait paraître des indicateurs évaluant, pour l’année 2016, les lycées de France. Au total, ce sont 4.500 établissements, publics et privés, qui sont évalués. Parmi les critères, la réussite des élèves au baccalauréat mais aussi leur parcours scolaire dans l'établissement. Des chiffres qui paraissent alors que notre système scolaire est régulièrement au plus bas des classements internationaux en ce qui concerne l'égalité des chances.
  

SPÉCIAL ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES - Dans Le Temps De Le Dire, Stéphanie Gallet vous propose une série d’émissions sur les grands thèmes qui concernent les Français. Aujourd'hui, après le thème du travail et de la lutte contre le chômage, et l'identité française, l'école.

 

Un enseignant sur quatre se dit prêt à rejoindre le secteur privé.

 

public / privé, parents et enseignants préoccupés

Des résultats affichés alors que le 5è baromètre annuel de l'Unsa-Education a publié ses chiffres. À l'approche des élections présidentielles l'enjeu est de taille. Sur les 31.000 "personnels de l'Éducation", seuls 41,2% estiment que leurs conditions de travail sont satisfaisantes.

Selon ce baromètre, un enseignant sur quatre se dit prêt à rejoindre le secteur privé. Le système scolaire français est régulièrement pointé du doigt pour son incapacité à donner les mêmes chances à tous. Du côté des parents, beaucoup font le choix de l'enseignement privé ou de cours particuliers.
 

 

L'impossible réforme

"La moindre réforme qui peut être lancée est ensuite un ping-pong entre les syndicats et le ministère, pour aboutir finalement à une non-réforme, la plupart du temps." En janvier 2017, Soazig Le Nevé a publié avec Bernard Toulemonde "Et si on tuait le mammouth?" (éd. de l'Aube). Un portrait sans concession de l'Education nationale. Où est mise en cause la responsabilité des syndicats quant à la difficulté de mettre en place des réformes. Marc Vannesson, du think tank "Vers le haut", convient d'un "dialogue bloqué, figé entre syndicats et enseignants". Et dénonce "un système qui étouffe les initiatives".

Impossible à réformer, l'Éducation nationale? Pour "Vers le haut", la période électorale est l'occasion de croire que c'est possible. Et demande la tenue d'"Etats généraux de l'Éducation". "Non pas pour une grande concertation, mais pour prendre des décisions et changer le mode de gouvernance." Avec l'idée qu'il faut "faire davantage confiance aux acteurs de terrain."
 

Toute la société concernée

L'école n'est pas seule dans sa mission éducative. Si les écarts continuent à s'accroître, "et c'est insupportable", note Philippe Meirieu, selon le spécialiste de l'éducation cela "pose une question de fond à toute la société française".
 

Invités

  • Soazig Le Névé , journaliste pour la rédaction d'Acteurs publics

  • Philippe Meirieu , écivain, spécialiste de la pédagogie, professeur des universités en Sciences de l'éducation

  • Marc Vannesson , délégué général du think tank "Vers le haut"

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L'émission

Tous les jours du lundi au vendredi, à partir du lundi 4 septembre 2017

La grande émission interactive pour aborder tous les sujets de société, qui font l'actualité. Stéphanie Gallet reçoit ses invités pour réfléchir, approfondir, apprendre et donner du sens à tous les sujets du moment. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission 04 72 38 20 23 ou par mail à l'adresse letempsdeledire[arobase]rcf.fr.

Le présentateur

Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.