Comment notre monde s'est américanisé

Présentée par PR-21935

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Les Racines du présent

lundi 26 octobre à 16h00

Durée émission : 59 min

Comment notre monde s'est américanisé

© Jay Wennington / Unsplash

On trouve des fast food sur tous les continents et du Coca-Cola aux quatre coins du monde. Sommes-nous tous américanisés? À y regarder de plus près, ce n'est pas tout à fait le cas...

L'américanisation du monde est un phénomène tellement évident que nous ne le voyons même plus ! Un terrain de basket au milieu d'un village perdu dans la jungle des Philippines, une statue de la Liberté en plein centre-ville de Taipei, la capitale de Taïwan, des camions qui livrent du Coca-Cola dans les rues de Lahore, au Pakistan, un campus Rockefeller à l'université de Lyon ou encore un restaurant McDonald's à Alexandrie, Pékin ou Vitry-sur-Seine... Autant de signes, anecdotiques, qui attestent la dimension planétaire de l'empreinte américaine et de son inscription dans le paysage le plus quotidien. Nés au XVIIIe siècle, les États-Unis connu un développement extraordinairement rapide. C'est sans doute le premier pays dans l'histoire contemporaine à avoir eu à la fois l'ambition et les moyens de rayonner à l'échelle de la planète et peut-être de la reconfigurer, au moins partiellement. On l'a encore vu au moment de la mort de George Floyd, avec une forme de mondialisation de la lutte contre le racisme. On en parle avec Ludovic Tournès, auteur de "Américanisation" (éd. Fayard).

 

"Américains" ou "étatsuniens" ?

Dans son ouvrage, Ludovic Tournès emploie tantôt les mots "étatsunisation" et "américanisation". Une question sémantique qui résume à elle seule la question qu'il aborde : "D'une certaine façon, on peut considéré que les États-Unis ont préempté le terme d'Amérique, qui concerne tout le continent américain."

 

Sommes-nous tous étatsuniens ? 

Cinéma, modèle démocratique, consommation de masse, peinture abstraite... À première vue, l'influence étatsunienne est si forte que l'on est tenté de croire que l'on mange tous américain et que l'on se distrait "américain". Mais, si on creuse un petit peu, "on se rend compte que cette idée d'un monde devenu américain, d'une culture mondiale qui serait homogénéisée, ne fonctionne pas parce qu'en réalité tout ce qui est venu des États-Unis a été profondément digéré, retravaillé, transformé, réexporté". Par ailleurs ce qui vient des États-Unis a d'abord été importé par les migrants venus s'installer dans le "nouveau monde".

 

Invités

  • Ludovic Tournès, historien, spécialiste de la diplomatie culturelle et des relations entre les États-Unis et l'Europe, professeur à l’université de Genève

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L'émission

Le lundi à 16h, le jeudi à 21h et le dimanche à 13h

L’actualité, nationale et internationale, s’enracine dans notre histoire. Chaque événement peut être relié au passé pour en trouver des clés de compréhension. Relire l’histoire, c’est ainsi mieux connaître et comprendre le présent. Chaque semaine, Frédéric Mounier, journaliste à La Croix, invite des historiens à croiser leurs regards sur un sujet contemporain pour mieux appréhender notre présent et envisager l’avenir. > Les Racines du présent, le blog de Frédéric Mounier

Le présentateur

Frédéric Mounier

Ancien correspondant de "La Croix" au Vatican, Frédéric a toujours été passionné par la vie politique… et la radio. Il a grandi à Paris à l'ombre de la Maison de la Radio. Les jeudis, il hantait les Studios, notamment ceux des « Radioscopie » de Jacques Chancel. Peut-être en reste-t-il quelque chose dans "Face aux Chrétiens" ?