Dans les coulisses du IIIème Reich

Présentée par

S'abonner à l'émission

Les Racines du présent

lundi 27 mai à 21h00

Durée émission : 55 min

Les Racines du présent

© INP / AFP

​De nombreuses recherches apportent aujourd’hui de nouveaux éléments sur les années noires du nazisme, en Allemagne et sous l’Occupation, en France.

Parmi les éléments nouveaux, le rôle de Walter Schellenberg durant le IIIème Reich. Propulsé à la tête du contre-espionnage allemand, à seulement 31 ans, il devient également l’un des généraux les plus jeunes de la SS. Pour Clément Tibère, cadre de la communauté française du renseignement, qui a préfacé "Le chef du contre-espionnage nazi parle" (éd. Perrin), Walter Schellenberg est l’un des mauvais exemples du renseignement dans le monde, car "c’est un espion idéologue".

Clément Tibère revient sur l’évolution de ce genre de cadres du nazisme, issus de la haute-bourgeoisie allemande. Une classe sociale traumatisée par la défaite de la grande guerre, par le traité de Versailles, et qui est passé à l’idéologie nazie, païenne, bien que fermement emprunte de christianisme. Pour Clément Tibère, c’est un rejet global.

Ce dernier rappelle également que le parti nazi est un véritable nid de frelon. Tout le monde se déteste. Ce que Walter Schellenberg rapporte dans ses mémoires. Pour Clément Tibère, l’histoire de Walter Schellenberg et du nazisme en général permet de tirer plusieurs leçons pour le monde d’aujourd’hui : prendre gare à la facilité, à la critique. "Le monde qui est construit est le fruit d’une histoire, de combats, et il ne faut surtout pas l’oublier" conclut-il.

De l’autre côté du Rhin, pendant la guerre, l’Allemagne marque en profondeur la France. Répression, organisation de l’Etat, ligne de démarcation. Le pays est coupé en deux, et les opposants au régime de Vichy et à l’idéologie nazie sont emprisonnés, voire pire. Christophe Lastécouères, agrégé d’histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux Montaigne, revient dans son dernier ouvrage, "Prisonniers d’Etat sous Vichy" (éd. Perrin), sur toute une série de figures incarcérées sous l’Occupation.

Des grands hommes broyés par la justice de Pétain. Christophe Lastécouères en tire la conclusion suivante : "il y a dans notre haute administration, dans notre magistrature,  une tentation très forte pour tout ce qui est technique, technologique." Un fantasme pour la modernité qui conduit parfois à des impasses.

 
 
 

Invités

  • Christophe Lastécouères, Agrégé d’histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux Montaigne

  • Clément Tibère, Cadre de la communauté française du renseignement, a préfacé "Le chef du contre-espionnage nazi parle" (éd. Perrin)

  • Renaud Meltz, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Haute Alsace, auteur d’une biographie de Pierre Laval, chez Perrin.

Les dernières émissions

L'émission

Du lundi au vendredi à 19h30

L’actualité, nationale et internationale, s’enracine dans notre histoire. Chaque événement peut être relié au passé pour en trouver des clés de compréhension. Relire l’histoire, c’est ainsi mieux connaître et comprendre le présent. Chaque semaine, Frédéric Mounier, journaliste à La Croix, invite des historiens à croiser leurs regards sur un sujet contemporain pour mieux appréhender notre présent et envisager l’avenir. > Les Racines du présent, le blog de Frédéric Mounier

Le présentateur

Frédéric Mounier

Ancien correspondant de "La Croix" au Vatican, Frédéric a toujours été passionné par la vie politique… et la radio. Il a grandi à Paris à l'ombre de la Maison de la Radio. Les jeudis, il hantait les Studios, notamment ceux des « Radioscopie » de Jacques Chancel. Peut-être en reste-t-il quelque chose dans "Face aux Chrétiens" ?