L'histoire de la Nouvelle-Calédonie

Présentée par UA-29530

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La suite de l'Histoire, l'intégrale

samedi 3 novembre 2018 à 16h00

Durée émission : 55 min

L'histoire de la Nouvelle-Calédonie

© Wikimedia commons - 26 juin 1988, Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou signent les Accords de Matignon

La Nouvelle-Calédonie, ce sont des rêves d'évasion et des eaux turquoises. Mais derrière la carte postale, c’est une histoire tourmentée et souvent douloureuse qui est inscrite.

Ce dimanche 4 novembre, environ 175.000 électeurs doivent se prononcer pour ou contre l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d'un référendum. Un scrutin très attendu qui s'inscrit dans une histoire souvent présentée comme douloureuse et un destin contrarié qui a fait régulièrement la une des journaux dans les 80 /90. L'histoire de la France et de la Nouvelle-Calédonie, c'est "une histoire coloniale", rappelle Sarah Mohamed-Gaillard, auteure de "L'archipel de la puissance" (éd. Peter Lang). "Qui dit histoire coloniale dit situation de domination. L'histoire coloniale crée des sociétés particulières qui sont traversées de tensions et qui résonnent jusqu'à la période contemporaine."
 

La Nouvelle-Calédonie avant l'arrivée des Français

"Cette histoire pré-européenne on la connaît mal, précise Sarah Mohamed-Gaillard, ce sont des populations qui n'ont pas d'écriture avant l'arrivée des missionnaires." Avant l'arrivée des Européens l'archipel était peuplé de populations kanaks, issues de vagues de migration austronésiennes venues d'Asie du Sud-Est environ 1.000 ans avant notre ère. Vagues de migration rendues possible grâce à une technique de navigation spécifique, au moyen de pirogues à balanciers.

Sarah Mohamed-Gaillard décrit "des populations profondément ancrées dans la terre". Comme la plupart des populations océaniennes, "l'identité elle vient de la terre : on est quelqu'un parce qu'on s'inscrit dans une famille, dans un clan, qui vit sur un territoire sur lequel il a des droits grâce à un ancêtre ou un héros fondateur mythique". C'est surtout grâce aux poterie Lapita (du nom d'un site archéologique de Nouvelle-Calédonie) que l'on a aujourd'hui des traces de ce peuplement.
 

Une économie de prédation avant la colonisation

En 1774 le navigateur James Cook touche le nord de la Grande terre, qu'il baptise Nouvelle-Calédonie probablement en hommage à sa terre natale, la Calédonie (ancien nom de l'Écosse). "Au-delà de cette découverte européenne de cet archipel par James Cook c'est finalement toute l'Océanie qui va très vite être parcourue par des navigants, des commerçants, des aventuriers, à la faveur du XIXe siècle."

Baleiniers, santaliers... Avant même "la prise de possession formelle des colonies" par les Occidentaux, l'historienne décrit "une présence informelle" via le commerce. "C'est une économie de prédation" qui précède la clonisation et l'évangélisation des îles. À partir de 1840, des missionnaires protestants de la London Missionary Society protestants arrivent sur les îles Loyauté.
 

 

Invités

  • Sarah Mohamed-Gaillard, historienne, spécialiste de l'Océanie et de la présence française en Océanie, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Inalco

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L'émission

Le samedi à 21h

Des grands événements qui ont façonné les civilisations aux personnalités qui ont marqué les consciences, Véronique Alzieu se tourne vers notre histoire. Une émission pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit. Le week-end, elle vous offre l'intégrale du feuilleton proposé du lundi au vendredi. 

Le présentateur

Véronique Alzieu

Journaliste à RCF depuis 1993, Véronique s'est spécialisée au fil des ans dans le domaine de la foi, de la vie spirituelle et de la recherche de sens. Elle a choisi la radio parce que c'est un média de proximité, chaleureux sans être intrusif. Son léger accent trahit ses origines pyrénéennes qu'elle revendique avec joie!