L'ONU, heurs et malheurs d'un organisme international du maintien de la paix

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La suite de l'Histoire, l'intégrale

samedi 6 janvier 2018 à 14h00

Durée émission : 55 min

L'ONU, heurs et malheurs d'un organisme international du maintien de la paix

© Wikimédia Commons - Assemblée générale des nations unies

Maintenir la paix, résoudre des conflits. Depuis 1945 l'Organisation des nations unies a connu bien des crises, souvent liées à la politique intérieure des États-Unis.

Paix et dialogue. Ce sont les objectifs qui ont prévalu à la création de l'Organisation des nations unies (ONU) en 1945. Mais l'histoire de l'institution est si étroitement liée à celle des États-Unis et aux fluctuations de sa vie politique, qu'"à chaque fois que l'on a un président qui est plus sceptique vis-à-vis des institutions internationales, on se retrouve face à une crise", explique Vincent Michelot. Il faut dire que le pays contribue à hauteur de 22% au budget de l'organisation.
 

Un pays, aussi puissant soit-il, ne peut imposer la paix à lui tout seul

 

Le monde et la paix avant L'ONU

Avant l'ONU, il y a bien eu des tentatives pour régulariser les conflits, à partir de la fin du XIXè siècle. Par exemple en 1898 la première conférence de La Haye ou Conférence internationale de la Paix. Les conflits autour des colonies, les bilans effroyables de la guerre de Sécession (plus de 600.000 morts) ou de la Première Guerre mondiale (10 millions de morts environ) font naître chez les populations - on parlait de "la Der des Ders" après la Grande Guerre - mais aussi chez les dirigeants, la nécessité de trouver un mécanisme de résolution des conflits. Avec cette idée qu'un pays, aussi puissant soit-il, ne peut l'imposer à lui tout seul.

 



 

L'échec de la Société des nations

Née du fameux discours des 14 points de Wilson, en 1918, la Société des nations (SDN) a échoué puisqu'elle n'a pu éviter un second conflit mondial. Pour Vincent Michelot, "le traité de Versailles" signé le 28 juin 1919 et qui met fin à la Première Guerre mondiale, "porte en lui le germe de l'échec de la SDN" puisque "les réparations que le traité exige sont littéralement insupportables". Reste que le discours du président démocrate Woodrow Wilson "développe une théorie des relations internationales" avec l'idée que "les conflits soient réglés de manière plus consensuelle".

Avec une tension larvée entre la France et l'Allemagne, une méfiance entre la France et l'Angleterre, l'Europe au sortir de la Grande guerre reste prisonnière de ses vieux démons. Et les États-Unis ne comptent que comme membre observateur à la SDN.

 

Invités

  • Vincent Michelot, américaniste, spécialiste de l'histoire politique des États-Unis, enseignant à Sciences Po Lyon

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L'émission

Le samedi à 14h

Des grands événements qui ont façonné les civilisations aux personnalités qui ont marqué les consciences, Véronique Alzieu se tourne vers notre histoire. Une émission pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit. Le week-end, elle vous offre l'intégrale du feuilleton proposé du lundi au vendredi. 

Le présentateur

Véronique Alzieu

Journaliste à RCF depuis 1993, Véronique s'est spécialisée au fil des ans dans le domaine de la foi, de la vie spirituelle et de la recherche de sens. Elle a choisi la radio parce que c'est un média de proximité, chaleureux sans être intrusif. Son léger accent trahit ses origines pyrénéennes qu'elle revendique avec joie!