Louis XIV, le roi très chrétien

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2000 ans d'histoire de l'Eglise

lundi 20 juin 2016 à 20h00

Durée émission : 25 min

2000 ans d'histoire de l'Eglise

Louis XIV, comme ses prédécesseurs et successeurs (jusqu'à Louis XVI ) est appelé le Très Chrétien , souverain de droit divin de la France, "fille aînée de l'Eglise".

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Es qualité , notamment par la cérémonie du sacre célébré à la cathédrale de Reims  (pour tous les souverains d'ancien régime sauf pour Henri IV son grand père qui fût sacré, en raison des guerres de religion, dans la cathédrale de Chartres) ,  le roi reçoit l'onction sainte extraite de la sainte ampoule dont la légende veut qu'elle ait été apporté  par une colombe à Saint Rémi lors du baptême de Clovis et prête le serment publiquement, devant les évêques assemblés, de protéger l'Eglise et de réprimer les hérésies ;  le sacre était proche d'un huitième sacrement faisant du souverain un personnage sacré,  un thaumaturge touchant les écrouelles,  un guérisseur.  ("Le roi de touche, Dieu te guérit" .

 Roi très chrétien par sa naissance et sa fonction,  Louis le quatorzième le fût-il dans sa vie publique et privé ?

Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche,  il nait le 5 septembre 1638,  comme un miracle survenant après plus de vingt sans de mariage stérile de ses parents et ainsi appelé Louis Dieudonné.
Enfant roi à l'âge de cinq ans  à la mort de son père survenue en 1643, son enfance et adolescence sont marquées par les violences de la Fronde, véritable révolution en plusieurs "vagues" qui menaceront son trône ; celui ci sera toutefois défendu et sauvé par sa mère, régente et le cardinal de Mazarin, principal ministre,  et parrain de Louis,  auquel Anne d'Autriche délègue le gouvernement du royaume.
Sacré le 7 juin 1654 à l'âge de seize ans,  il  prend effectivement les rennes de l'Etat,  à la mort de son mentor Mazarin,  en 1661, pour gouverner personnemement et désormais sans premier ministre.

Sa politique religieuse sera marquée par la répression des "hérésies" :   le quiétisme  de Fénelon et Madame GUYON,  le Jansénisme incarné par le monastère des religieuses de Port Royal des Champs  (dispersées après une longue résistance dans l'opposition à l'autorité  du roi et de l'archevêque de Paris,  le monastère  détruit et rasé ) ,  et surtout le protestantisme persécuté jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes par l'Edit de Fontainebleau du 18 octobre 1685 qui abroge l'Edit de Nantes consenti à la réligion réformée en avril 1598 par son grand-père Henri IV.

 Dans sa vie privée,  le roi très chrétien  affiche une pratique très dévote et ostentatoire  mais aussi profonde et sincère de sa foi catholique, 

Il n'en est pas de même dans sa vie familiale  marquée par une réalité "polygame" :   marié à sa cousine Marie-Thérèse d'Espagne,  il  affirme parallélement ses liaisons avec ses maîtresses "officielles" :  Louise de La Vallière,  Françoise (Athénaïs) de Montespan,  et Françoise d'Aubigné, veuve Scarron, qui deviendra son épouse morganatique après le décès de la reine en 1683. : il légitimera  par "le fait du prince", les  batards nés de ses maîtresses  (deux enfants de Louise de La Valllière, quatre enfants survivants de  Françoise de Montespan ) les dotera et les  mariera brillement notamment au sein de la famille royale et princes du sang. 

Sa mort survenue le 1er septembre 1715  sera digne et édifiante entourée des sacrements de l'Eglise  (il reçoit l'extrême onction le 25 août, jour de la Saint Louis, fête des rois ) ; sa longue agonie de trois semaines lui permet de faire la paix avec sa conscience et de  "rendre ses comptes" à Dieu seul, en tant que roi de droit divin et très chrétien.

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Dans ses chroniques, René Joseph IRMANA raconte des événements, présente des personnages ou relate l'histoire d'institutions ou mouvements ayant trait à l'Histoire de l'Eglise des origines à nos jours. Il propose aux auditeurs de RCF de retrouver des sujets connus en les abordant par une approche différente voire originale et d'en découvrir d'autres peu connus, voire oubliés de la « grande histoire » de l'Eglise. René Joseph présente ses chroniques dans un style vivant et narratif émaillé d'anecdotes et de « coups de coeur » pour « ses « personnages. Il vous invite à le contacter pour lui faire part de vos observations, critiques, propositions et suggestions l'adresse de contact.