Inégalités scolaires, le numérique en débat

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Dialogue

vendredi 23 septembre 2016 à 16h00

Durée émission : 25 min

Inégalités scolaires, le numérique en débat

© Pixabay

Plus les enfants sont face à des écrans, moins leurs performances sont importantes. Or le numérique est le pilier la réforme de l’Éducation nationale. On en parle avec Marie-Françoise Tinel.

Le numérique est présenté comme le pilier de la réforme de l’Education nationale. Et le moyen de lutter contre les inégalités scolaires. "C’est justement parce que l’époque nous impose le numérique partout, que nous avons voulu réagir et montrer qu’il y a peut-être d’autres voies que celle-ci", explique Karine Mauvilly. Avec Philippe Bihouix, elle signe "Le Désastre de l'école numérique" (éd. Seuil). Dont le sous-titre un rien provocateur exprime un point de vue assez net: "Plaidoyer pour une école sans écrans".

"Nous essayons de montrer qu’introduire le numérique peut risquer d’aggraver les inégalités puisque les enfants qui sont les plus connectés sont souvent ceux des milieux défavorisés", poursuit l'enseignante en histoire-géographie. En 2015, une étude de l’OCDE montre que les systèmes scolaires les plus numérisés sont ceux qui n’ont pas les meilleurs résultats, au contraire. Plus les enfants sont face à des écrans, moins leurs performances sont importantes.  

Invités

  • Karine Mauvilly , professeur d'histoire-géographie au collège

  • Philippe Bihouix , ingénieur conseil dans le secteur industriel

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L'émission

Le mardi à 13h30, le samedi à 15h et le dimanche à 22h

Mieux comprendre le monde, dans lequel nous sommes invités à vivre en chrétiens, grâce aux travaux des historiens, des sociologues et des artistes ainsi qu’à travers la réflexion philosophique. C'est ce que vous proposent Monserrata Vidal et Sarah Brunel.  

Le présentateur

Marie-Françoise Tinel

Marie-Françoise est bénévole au service de l'émission  Dialogue   depuis 2000. Après avoir été professeur de philosophie dans l'enseignement public, c’est pour elle « une façon passionnante de continuer à être « passeur » des travaux des chercheurs, au carrefour du culturel et du religieux ».