Deux dessinateurs BD se confient auprès des lycéens caennais

16 avril 2018 Par

© "Les derniers argonautes", album dessiné par Nicolas Ryser (Glénat) et "La saga des Le Bihan- tome 1" de Stéphane Puisney (Eurocibles)

Avant le festival hérouvillais "Des planches et des vaches", Nicolas Ryser et Stéphane Puisney ont été interrogés par des lycéens au sujet de leurs méthodes et de leurs nouveaux projets.

Retranscription de l'émission "Culture Club" enregistrée au P’tit Lieu, à Caen, le 26 mars 2018, en amont du 17e festival de bande dessinée "Des planches et des vaches". Charlotte et Soline, élèves de 1e L du lycée Jeanne d’Arc à Caen.

Stéphane Puisney, vous avez récemment travaillé sur un projet de BD-concert, quel souvenir en gardez-vous ?
Stéphane : J’ai passé toute l’année 2017 à travailler sur cette commande de l’Orchestre Régional de Normandie. Nous avons repris l’idée de ce que je présentais sur France 3, mais sans les personnages. On a fait trois séquences vidéos sur l’histoire de la Normandie, que j’ai illustrées et montées en vidéo. La bande dessinée est accompagnée d’une voix off. L’orchestre a demandé à trois compositeurs de créer une musique qui accompagne le montage vidéo. Lors des concerts, l’histoire est projetée sur grand écran et les musiciens interprètent en simultané les morceaux. Ce concert reprend trois histoires importantes de la Normandie à des époques différentes. L’idée, c’est de faire découvrir des choses aux spectateurs. Les concerts tournent depuis le mois de janvier sur la région. Vous pouvez retrouver les informations de la tournée sur le site Internet de l’orchestre régional. J’essaierai, tant que possible, d’être présent sur les dates de la tournée.

Quelle est votre méthode de travail ?
 Stéphane :  Etant donné le fait que je travaille sur du contenu historique, j’effectue en premier lieu un travail de recherche et de documentation auprès d’historien et de spécialistes. Je me renseigne également en me rendant dans des bibliothèques et en lisant de nombreux ouvrages. Ensuite arrive la phase du dessin, et pour des projets comme celui avec l’Orchestre régional de Normandie, il y a une phase de montage vidéo complémentaire. J'imagine que la phase est un peu différente pour Nicolas.
 
Nicolas : Dans un premier temps, il y a une idée de projet. Pour moi, elle commence déjà par une rencontre. Je dois travailler avec les scénaristes, savoir ce qu’ils attendent avant de me mettre travail. C’est d’abord un échange, une rencontre, une entente sur un projet. Enfin, sa concrétisation. Je reviens sur le festival mais c’est également une excellente occasion de rencontrer des auteurs, des scénaristes ou des éditeurs afin d’entreprendre de nouveaux projets. Une fois que nous sommes accordés sur le projet, je travaille en lien avec les scénaristes dans l’avancée de l’histoire et fais en sorte de la mettre en image.

Nicolas, pouvez-vous nous parler de votre projet Les derniers argonautes ?
Nicolas : Pour les argonautes, à la base, c’est Olivier Legrand et Jean Blaise qui ont travaillé sur le scénario. Ils sont partis d’une idée que je trouvais intéressante, en reprenant le personnage de Jason, de la mythologie Jason et les Argonautes. Ils ont repris l’histoire là où on l’avait laissé. Jason est censé être mort et on découvre qu’il ne l’est pas. Il a vieilli et vit reclus en ermite. Ils ont vraiment repensé l’histoire et imaginé une nouvelle aventure en s’inspirant de l’histoire originelle.
 
Quels sont vos projets à venir ?
Nicolas :  Je vais prochainement m’attaquer à une histoire plus contemporaine que les précédentes. Cela me plaît de varier les sujets avec des histoires différentes mais vous pouvez toujours retrouver les anciens albums des Derniers Argonautes dans toutes les librairies aux éditions « Glénat » et Les Yeux d’Edith aux éditions « Vents d’Ouest ». 

Stéphane : En ce qui me concerne, on vient juste de lancer une nouvelle série avec les éditions Eurocibles sur le même principe que La Saga des Lefébure. Cela s’appelle La Saga des Le Bihan. Elle concerne l’histoire de la Bretagne. Le premier tome est sorti fin novembre. Je travaille aussi sur le dernier titre des Lefébure. Autrement, dans ma collection, vous pouvez retrouver l’exemplaire du Dictionnaire riglopédique des arts martiaux, un album complètement farfelu sur les sports de combat. Vous trouverez également un ouvrage particulier de Là Où Ça Bouge qui fait référence à l’émission présentée par Jacques Perrotte sur France 3 Normandie.