Loto du patrimoine

Présentée par

La chronique Patrimoine

mardi 17 septembre à 8h52

Durée émission : 3 min

Loto du patrimoine

C'est la 36ème année du loto du patrimoine qui se tiendra samedi 21 et dimanche 22 septembre, l'utilité de ce loto est-elle réelle ?

Aujourd’hui, nous allons entendre un son, celui d’un ticket qu’on gratte. Un ticket du loto du patrimoine, ce jeu lancé il y a tout juste un an, par Stéphane Bern, son créateur et parrain, au moment des Journées européennes du patrimoine, dont je ne vais pas vous parler aujourd’hui, car je pense que tous ceux qui nous écoutent savent à peu près comment ca fonctionne. Depuis le temps, c’est-à-dire depuis 36 ans. En tout cas, je vous rappelle tout de même qu’elles se tiennent ce week-end, samedi 21 et dimanche 22, avec comme thèmes principaux le patrimoine sportif et le patrimoine culturel.

 
Déroulement du Loto cette année 

Contrairement à l’an passé, il se tient en deux temps. Il y a d’abord eu le tirage d’un super loto mission patrimoine le 14 juillet dernier, en dépit de la fermeture d’un grand nombre de bureaux de tabac ce jour-là, il a tout de même dégagé 3 millions d’euros versés à la Fondation du patrimoine, qui centralise et redistribue cette manne.
Et depuis le début du mois, deux tickets à gratter ont été diffusé dans les points de vente FDJ, la Française des jeux : un ticket à 15 €, comme l’an dernier, mais aussi un ticket à 3 €, ce qui est une nouveauté.  
 

Un loto du patrimoine contesté l'an dernier

 
En effet, d’abord parce que les défenseurs du patrimoine trouvaient cela incongru qu’il faille un loto pour débloquer enfin des fonds, et que l’Etat se défaussait ainsi à bon compte. Le terme de « cache misère » a été souvent employé.

Ensuite, le principe même d’un jeu d’argent a pu choquer.

Enfin, quand les mêmes défenseurs du patrimoine ont appris qu’elle part du prix du ticket revenait réellement aux monuments, il y a eu un tollé général, et cela à juste titre : 1 euro 52 …seulement pour les tickets à 15 €, alors que la FDJ, les détaillants et l’Etat, via les prélèvements obligatoires, récupèrent  à eux trois, 2 euros 68. N’oublions pas non plus que c’est un jeu d’argent : 10 euros 80 par ticket vont aux gagnants. Et il y en eu.

Souvenez-vous l’an dernier, il a fallu un énorme coup de colère de Stéphane Bern pour que l’Etat compense les taxes qu’il avait lui-même prélevé, à hauteur de 21 millions d’euros. Une somme à peu près équivalente à celle que le loto avait permis de distribuer à quelques 250 monuments.

Faut-il gratter ou pas ?

Je vous réponds oui, en dépit des réserves dont je viens de vous parler. Il y a une véritable attente sur le terrain. Vous n’imaginez l’espoir que ce loto suscite pour les sites – 139 cette année – qui ont été sélectionnés pour en bénéficier. C’est de l’argent frais ; mais c’est aussi une véritable caisse de résonnance médiatique  pour les heureux élus, vers qui les regards se tournent soudainement. Et nous en savons quelque chose à Pèlerin, avec notre Grand Prix du patrimoine.

Et puis ce loto, avec ses polémiques et ses espoirs a remis le patrimoine au premier plan. N’oublions pas que deux millions et demi de personnes ont joué l’an dernier. C’est un chiffre considérable, même si les motivations n’ont pas été que patrimoniales !

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