Vladimir Jankelevitch l'esprit de la résistance 1943-1983 avec Françoise Schwab

Présentée par UAB-6881

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Dialogue

samedi 13 août 2016 à 9h30

Durée émission : 25 min

Vladimir Jankelevitch l'esprit de la résistance 1943-1983 avec Françoise Schwab

Avoir le courage de résister au nazisme: oui! Mais peut on tout pardonner?
N'y a t-il pas des offenses qui rendent le pardon au dessus de nos forces?
Françoise Schwab spécialiste et éditrice de ce philosophe.

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N'être pas d'accord avec une situation, une loi ou une décision et s'en indigner, voilà un premier pas dans la liberté. S'indigner donne une oriention à la vie. Mais cela ne suffit pas:  il faut s'engager pour changer le réel. Vladimir Jankélévitch a été le penseur de la résistance. Avec lui on comprend qu'elle est un refus. Le résistant est celui qui, de tout son être, dans un acte de courage et pour certains d'héroïsme, dit "non". Sous l'Occupation, le philosophe a pratiqué une résistance des mots, le combat des tracts de ceux qui écrivaient.

De Vladimir Jankélévitch (1903-1985) on retient une vie publique de professeur de philosophie morale à la Sorbonne et auteur de nombreux ouvrages de référence. Dans son oeuvre, il lie réflexion morale et pensée métaphysique. Ses principaux livres sont liés à la conscience, bonne ou mauvaise, la mort et l'irréversible, la nostalgie, le pardon... Ce penseur a eu aussi un amour immodéré pour la musique, il a élaboré une philosophie de la musique. L'intellectuel enfin a défendu toute sa vie un engagement dans le siècle.

Vladimir Jankélévitch a mené toute sa vie une réflexion sur l'absolu du crime hitlérien et le pardon. Il a qualifé l'exermination des juifs d'ontologique: ils ont été tués uniquement à cause de ce qu'ils sont. Un crime métaphysique, "on a voulu tuer l'humanité dans l'être humain", explique Françoise Schwab. Pour le philosophe, qui n'est pas la fausse excuse ou le fruit de l'usure du temps, doit s'adresser à l'autre dans un geste gratuit, un mouvement sublime que l'homme a beaucoup de mal à pratiquer. "Le pardon quotidien est la sublimité de l'homme moyen", a écrit Vladimir Jankélévitch, pardon qu'il n'a jamais pu donner aux auteurs de la Shoah.

Invités

  • Françoise Schwab, historienne, éditrice des oeuvres de Jankélévitch

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Le présentateur

Marie-Françoise Tinel

Marie-Françoise est bénévole au service de l'émission  Dialogue   depuis 2000. Après avoir été professeur de philosophie dans l'enseignement public, c’est pour elle « une façon passionnante de continuer à être « passeur » des travaux des chercheurs, au carrefour du culturel et du religieux ».