Pina Bausch : une philosophie de la danse, avec Rosita Boisseau (suite)

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Dialogue

mardi 2 avril à 13h30

Durée émission : 25 min

Pina Bausch : une philosophie de la danse, avec Rosita Boisseau (suite)

© Wikimédia Commons - "Nelken", ballet de Pina Bausch, représentation en 2005

Il y a 10 ans la mort soudaine de Pina Bausch, danseuse et chorégraphe allemande, laissait ses admirateurs comme orphelins. Rosita Boisseau nous explique pourquoi et lui rend hommage.

Qui a vu danser Pina Bausch (1940-2009) et sa compagnie, le Tanztheater de Wuppertal, garde le souvenir d'un choc intense, d'une émotion presque indicible. Des images encore vibrantes, vivantes - de robes fluides qui parcourent la scène, d'une mer de pétales foulée par des corps en mouvement, de chaises que l'on projette - même 10 ans après la mort de la danseuse et chorégraphe allemande, survenue le 30 juin 2009. Et qui a laissé sa compagnie comme orpheline d'une immense figure charismatique. Pour évoquer une philosophie de la danse de Pina Bausch, Monserrata Vidal reçoit la journaliste spécialiste de la danse Rosita Boisseau, qui publie "Danser Pina" (éd. Textuel).
 

un univers de folie

"Elle m'a surtout je crois beaucoup saisie, j'allais dire émue, évidemment, mais surtout saisie, dans un sens où elle m'a donné la chair de poule, elle m'a épatée, elle m'a étourdie, elle m'a sidérée." Pour Rosita Boisseau, les œuvres de Pina Bausch évoquent "un univers de folie" et aussi "la profondeur de l'humain". "Cette profondeur-là elle est vraiment incroyablement délirante, folle, touchante, douloureuse."
 

La beauté, la fragilité

Parmi ses créations les plus célèbres, "Le Sacre du printemps" (1975), "Café Müller" (1978) ou encore "Nelken" ("Les Œillets", 1982). Avec pour ce dernier, l'image qui reste gravée d'une scène entièrement recouverte d'œillets. "J'ai vu cette mer d'œillets, cette façon dont les danseurs la foulaient, nageaient dedans, où tout à coup elle s'effondrait..." se souvient Rosita Boisseau. Un décor et un ballet qui suggèrent "la beauté" mais aussi "la fragilité" et "la défaite de ces fleurs".

 

 

après Pina Bausch

La mort soudaine de Pina Bausch, emportée par un cancer, a laissé ses danseurs comme orphelins. "La plupart le disent, ils ont beaucoup souffert de cette disparition soudaine, très rapide, sans aucun testament sans aucun petit mot laissé quasiment, et la plupart ont vécu des vraies dépressions, des moments où une espèce de gouffre s'est ouvert devant leur pieds."

Des témoignages qui montrent combien ces danseurs, qui avaient trouvé chez elle "une sœur, une mère, une tante, une amie, une patronne", ceux-là qui "ont passionnément aimé Pina Bausch, à la fois l'artiste et la femme", lui ont pour la plupart "consacré toute leur vie".

 

Invités

  • Rosita Boisseau, journaliste indépendante, spécialiste de la danse

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Mieux comprendre le monde, dans lequel nous sommes invités à vivre en chrétiens, grâce aux travaux des historiens, des sociologues et des artistes ainsi qu’à travers la réflexion philosophique. C'est ce que vous proposent Monserrata Vidal et Sarah Brunel.  

Le présentateur

Monserrata Vidal

Professeure agrégée de Lettres, Monserrata a longtemps œuvré auprès de lycéens qui  croyaient parfois la culture ennuyeuse. Aujourd’hui sur RCF, elle partage avec les auditeurs histoire, sciences humaines, spiritualité, littérature, dans un questionnement avec les auteurs et les œuvres, de manière sérieuse, mais aussi joyeuse.